Vous possédez une estampe d’Andō Hiroshige ? Série, époque du tirage, qualité d’impression, couleurs et état peuvent faire varier sa valeur de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros. France Estimations vous propose une première estimation gratuite, confidentielle et sans engagement sous 24 heures à partir de photographies.
Utagawa Hiroshige, également appelé Andō Hiroshige (1797-1858), est l’un des grands maîtres japonais de l’ukiyo-e.
Né à Edo, l’actuelle Tokyo, il devient l’élève d’Utagawa Toyohiro. Il se spécialise progressivement dans le paysage et représente routes, montagnes, ponts, villages et quartiers d’Edo.
Sa série la plus célèbre, Les Cinquante-Trois Stations du Tōkaidō, connaît un important succès dans les années 1830. Hiroshige consacrera ensuite de nombreuses autres séries aux paysages japonais.
À la fin de sa carrière, les Cent vues célèbres d’Edo, publiées dans les années 1850, témoignent de compositions particulièrement audacieuses : diagonales, grands premiers plans, pluie, neige et effets atmosphériques occupent une place essentielle.
Son œuvre influencera fortement les artistes occidentaux du XIXe siècle, notamment Vincent van Gogh.
Cette notoriété internationale explique l’importance durable de sa cote.
Les résultats de ventes montrent des écarts très importants selon la feuille et surtout la qualité du tirage.
| Estampe | Série | Prix adjugé |
|---|---|---|
| Soto Sakurada Benkei Bori | Sites célèbres d’Edo | 99 euros |
| Mishima, premier torii | Tōkaidō vertical | 300 euros |
| Mitsuke, rivière Tenryū | Tōkaidō | 400 euros |
| Embouchure de la rivière Naka-gawa | Cent vues d’Edo | 500 euros |
| Le parc à bois de Fukagawa | Cent vues d’Edo | 1 200 euros |
| Shōno, pluie battante | Tōkaidō | 1 950 euros |
| Le pont de Bikuni sous la neige | Cent vues d’Edo | 2 800 euros |
| Berge à Sukiyagashi | Trente-Six Vues du mont Fuji | 4 800 euros |
| Atagoshita et la rue Yabu | Cent vues d’Edo | 6 400 euros |
| Ryogoku hanabi | Cent vues d’Edo | 7 435 euros |
Ces adjudications montrent qu’une feuille attribuée à Hiroshige ne possède pas automatiquement une valeur de plusieurs milliers d’euros.
La série, le sujet, l’état et surtout la qualité du tirage peuvent modifier radicalement le prix.
La comparaison entre plusieurs estampes des Cent vues d’Edo est particulièrement instructive.
Une Embouchure de la rivière Naka-gawa, décrite comme présentant une bonne impression et de bonnes couleurs, a été adjugée 500 euros en 2021.
Un Parc à bois de Fukagawa, malgré quelques défauts, a obtenu 1 200 euros.
Le Pont de Bikuni sous la neige a atteint 2 800 euros.
Enfin, Atagoshita et la rue Yabu a été vendu 6 400 euros. Le catalogue signalait un cartouche avec imitation de morceaux de feuilles d’or, caractéristique du premier état ou shozuri.
La période et l’état d’impression constituent donc des critères déterminants.
Les ventes de 2021 fournissent une comparaison encore plus parlante.
Deux exemplaires de Berge à Sukiyagashi dans la capitale de l’Est, appartenant aux Trente-Six Vues du mont Fuji, ont obtenu des résultats très différents.
Un exemplaire décrit avec une bonne impression et de bonnes couleurs, mais émargé et doublé, a été adjugé 650 euros.
Un autre exemplaire de la même composition, décrit comme une très belle épreuve, a atteint 4 800 euros.
Le prix a donc été multiplié par plus de sept.
Cet exemple montre pourquoi le titre de l’estampe ou le nom de l’artiste ne suffisent pas pour établir une estimation.
Certaines séries concentrent une part importante de la demande.
Cette série compte parmi les ensembles emblématiques de Hiroshige.
Une épreuve de Hiratsuka, la route de Nawate, décrite avec de belles couleurs, a été adjugée 2 232 euros.
À l’inverse, Mitsuke, vue sur la rivière Tenryū, présentant des marges abîmées, des taches et une marge coupée, a été vendue 400 euros.
L’état de conservation peut donc peser fortement sur la cote.
Cette série tardive compte parmi les plus célèbres de l’artiste.
Les adjudications observées vont de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers selon la planche et l’état du tirage.
Ryogoku hanabi, les feux d’artifice à Ryogoku, avec provenance de l’ancienne collection Ernest Le Véel, a notamment été adjugé 7 435 euros en 2009.
Il s’agit d’un niveau nettement supérieur aux feuilles plus ordinaires de la même série.
Cette série constitue également un marché recherché.
Les ventes observées comprennent 450 euros pour Ryōgoku, 500 euros pour Le mont Fuji vu à gauche sur la route du Tōkaidō, 900 euros pour Le pont Ichikoku à Edo et jusqu’à 4 800 euros pour Berge à Sukiyagashi.
La série seule ne suffit donc pas à fixer le prix.
La cote d’Hiroshige est avant tout sélective.
Les résultats observés ne montrent pas une hausse uniforme dans le temps. Ils mettent surtout en évidence une prime pour les beaux tirages, les états précoces, les sujets recherchés et les provenances anciennes.
Ainsi, une feuille importante comme Ryogoku hanabi atteignait déjà 7 435 euros en 2009, tandis qu’en 2021 certaines estampes comparables par leur époque se vendaient entre 400 et 1 200 euros et d’autres dépassaient 6 000 euros.
Il est donc plus pertinent de suivre la cote d’une planche précise et d’un état précis que celle d’Hiroshige dans son ensemble.
Plusieurs critères doivent être analysés ensemble.
Tōkaidō, Cent vues d’Edo, Trente-Six Vues du mont Fuji ou Soixante et quelques provinces appartiennent à des ensembles différents.
Certaines compositions sont beaucoup plus recherchées que d’autres.
Les shozuri, ou premières impressions, peuvent présenter des détails spécifiques absents des tirages ultérieurs.
L’exemplaire d’Atagoshita et la rue Yabu adjugé 6 400 euros possédait ainsi un élément caractéristique du premier état.
Ce type de détail peut modifier considérablement la valeur.
Une impression nette issue de bois encore peu usés peut être plus recherchée qu’une épreuve tardive.
Dégradés, détails du trait et effets spéciaux doivent être examinés précisément.
Les pigments des estampes japonaises sont sensibles à la lumière.
Des couleurs fraîches constituent généralement un avantage, tandis qu’une feuille brunie ou décolorée peut perdre une partie de sa valeur.
Marges coupées, doublage, trous de vers, pliures, taches et restaurations sont fréquents.
Une estampe Soto Sakurada Benkei Bori, malgré un bon tirage, mais avec marges rognées, trous et salissures, n’a été adjugée que 99 euros.
L’état peut donc être décisif.
Une provenance ancienne peut renforcer l’intérêt d’une estampe.
Ryogoku hanabi, vendu 7 435 euros, provenait notamment de l’ancienne collection Ernest Le Véel.
Tous ces critères doivent être croisés avant de déterminer une valeur.
Commencez par identifier le titre, la série et l’éditeur.
La mention « Hiroshige ga » ou « Hiroshige hitsu » apparaît régulièrement sur ses estampes.
Attention : cette signature est généralement gravée dans le bois puis imprimée avec l’image. Elle ne constitue pas une signature manuscrite garantissant à elle seule l’authenticité.
Les sceaux de censure, marques d’éditeur, dimensions, marges et caractéristiques d’impression permettent ensuite de préciser l’édition.
Il reste surtout à distinguer un tirage du XIXe siècle d’une réimpression plus récente.
Elles doivent être séparées du marché des tirages anciens.
Une estampe Trois carpes cataloguée « d’après Hiroshige », avec taches et griffures, a été adjugée 90 euros en 2025.
Ce prix ne doit pas être comparé directement à une estampe ancienne authentifiée du XIXe siècle.
Cette distinction est fondamentale lorsqu’un propriétaire souhaite connaître la valeur de son œuvre.
Pour une première étude, photographiez l’estampe entière, le verso, les marges, les cartouches, les sceaux et les marques d’éditeur.
Ajoutez des gros plans des pliures, taches ou restaurations et indiquez les dimensions exactes de la feuille.
Ces éléments permettent de rechercher le même sujet dans des états comparables.
Forte de son expérience du marché de l’art, notre équipe de spécialistes réalise une estimation gratuite de votre estampe d’Andô Hiroshige. Cette estimation prend en compte les résultats obtenus récemment en salle des ventes pour des objets similaires.
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Certaines feuilles altérées peuvent se vendre autour de quelques centaines d’euros. Les beaux tirages de sujets recherchés peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.
Le moment du tirage, l’état des bois, les couleurs, les marges et la conservation peuvent créer de très grands écarts. Deux exemplaires de Berge à Sukiyagashi ont ainsi été adjugés 650 et 4 800 euros.
Souvent oui, surtout lorsque des caractéristiques du premier état sont identifiables. Atagoshita et la rue Yabu, présentant un détail associé au shozuri, a été adjugé 6 400 euros.