Vous possédez une table de Maria Pergay et souhaitez connaître son prix, sa valeur ou obtenir une estimation ? Le marché distingue fortement les créations originales de la designer des meubles simplement présentés comme « dans le goût de », « d’après » ou « attribués à » Maria Pergay.
Les tables basses en acier inoxydable, les modèles modulables et les tables de salle à manger peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros. Cependant, certaines créations rares ou uniques dépassent 40 000 €, tandis qu’un modèle emblématique comme la table Tambour a déjà approché 80 000 €.
Maria Pergay développe dès les années 1960 un travail particulièrement novateur autour de l’acier inoxydable, qu’elle associe également au cuir, au verre, à l’Altuglas, au bois ou au stratifié.
La valeur dépend d’abord du modèle exact, de la matière, de l’éditeur, de la rareté et de la provenance.
Une table basse « Plateau » de 1967, en bois laqué noir avec prises latérales en métal argenté, a atteint 3 936 €. Une table basse carrée en acier, d’environ 100 cm de côté, s’est vendue 7 063 €.
Les modèles plus élaborés obtiennent des prix supérieurs. Une table Cocktail en acier et cuir, éditée par Design Steel vers 1970, a atteint 12 500 €. Une coffee table carrée en acier inoxydable poli, ornée d’un motif en croix, a quant à elle atteint 14 500 €.
Enfin, certaines créations particulières changent complètement de niveau. La table basse Sœurs a atteint 22 800 €, tandis que la table Ammonite, pièce unique de 1972, a été adjugée 47 600 €. Le modèle Tambour, vers 1970, s’est vendu 79 050 €.
| Type / modèle / période | Fourchette basse | Fourchette moyenne | Fourchette haute |
|---|---|---|---|
| Tables basses carrées en acier ou inox, vers 1970 | 7 060 € | 12 500 € | 14 500 € |
| Tables basses modulables ou à plusieurs plateaux, vers 1970-1972 | 1 430 € | 8 900 € | 18 000 € |
| Tables de salle à manger en métal, verre ou plexiglas | 2 400 € | 7 090 € | 38 640 € |
| Tables rares ou modèles particulièrement recherchés | 22 800 € | 47 600 € | 79 050 € |
Pour les tables basses carrées, les 3 résultats concernent des modèles de dimensions et de période proches : une table en acier de 100 × 100 cm adjugée 7 063 €, une table Cocktail en acier et cuir de 110 × 110 cm vendue 12 500 €, et une coffee table en inox poli de 101 × 101 cm adjugée 14 500 €.
Les tables modulables montrent davantage d’écarts. Une table basse à 3 plateaux en Altuglas a atteint 1 430 €, une pièce unique composée de 3 plateaux disposés en gradins 8 900 €, tandis qu’une table à 3 plateaux mobiles en acier s’est vendue 18 000 €.
Du côté des tables de salle à manger, les résultats vont de 2 400 € pour une Gerbe 56A à 38 640 € pour une table en acier brossé et plexiglas créée vers 1968. Entre les deux, une grande table Marsat en aluminium brossé, Altuglas et verre a atteint 7 087 €.
Enfin, les modèles rares montrent le haut du marché : 22 800 € pour Sœurs, 47 600 € pour Ammonite et 79 050 € pour Tambour.
L’acier inoxydable occupe une place centrale dans le travail de Maria Pergay. Elle exploite sa rigidité, son éclat et ses effets de reflet pour créer des volumes très épurés.
Une table basse carrée en acier, ornée de 2 bandes chromées se croisant sur le plateau, a atteint 7 063 €. Elle mesurait environ 100 × 100 cm pour une hauteur de 30,5 cm.
Plus récemment, une coffee table en acier inoxydable poli, également carrée et mesurant 101 cm de côté, a atteint 14 500 € malgré quelques rayures et petits enfoncements.
Ainsi, l’état compte, mais le dessin, les dimensions et l’identification exacte du modèle influencent également la valeur.
La table Cocktail associe acier et cuir. Design Steel l’édite vers 1970.
Un exemplaire mesurant environ 35,6 × 110 × 110 cm, provenant notamment de la collection Alain Delon, a été adjugé 12 500 €.
La provenance ajoute ici un élément d’intérêt. Cependant, elle ne remplace jamais l’identification du modèle et de l’édition.
Maria Pergay décline plusieurs systèmes de tables mobiles ou à 3 plateaux. Il faut toutefois distinguer les variantes.
Une table basse à 3 plateaux en Altuglas noir, blanc et translucide, vers 1972, a atteint 1 430 €.
Une autre pièce de 1972, composée de 3 plateaux en Altuglas disposés en gradins et présentée comme pièce unique, a été adjugée 8 900 €.
Enfin, une table à 3 plateaux mobiles en acier, malgré des restaurations, a atteint 18 000 €.
Ces écarts montrent combien les matériaux, la rareté et la construction influencent le prix.
La table basse modulable Sœurs joue également sur l’assemblage de plusieurs éléments.
Un modèle de 1972 associait un grand élément ovale en stratifié blanc à 2 éléments circulaires brun et noir, tous montés sur roulettes. Accompagné d’un certificat de Maria Pergay, cet ensemble a atteint 22 800 €.
D’autres versions existent néanmoins. Il faut donc comparer la matière, les dimensions et le nombre d’éléments avant d’établir une valeur.
La table basse Ammonite appartient aux créations les plus spectaculaires de Maria Pergay.
L’exemplaire vendu associait l’acier inoxydable à un décor cloisonné laqué beige, brun et rouge qui reprend la forme spiralée de l’ammonite. Maria Pergay avait également intégré un compartiment amovible formant porte-plantes.
Cette pièce unique, accompagnée d’un certificat de la designer, a atteint 47 600 €.
Sa valeur ne peut donc pas servir directement de référence pour une table courante en inox.
La table Tambour compte parmi les créations les plus recherchées de Maria Pergay.
Sa surface se compose de lames d’acier inoxydable satiné. Le plateau circulaire repose sur un piètement cruciforme et dissimule 2 éléments triangulaires montés sur roulettes qui peuvent servir d’assises.
Un exemplaire de 99 cm de diamètre a atteint 79 050 €.
Ce résultat illustre la valeur que peut atteindre un meuble rare, complexe et immédiatement identifiable.
Le modèle Gerbe utilise des lames d’acier qui s’élèvent pour former le piètement.
Une table de salle à manger Gerbe à plateau circulaire en verre teinté noir a atteint 3 825 €. Maria Pergay avait elle-même confirmé l’authenticité de cet exemplaire.
Un autre modèle 56A de la série Gerbe, doté d’un plateau circulaire en verre fumé de 150 cm de diamètre, a été adjugé 2 400 €.
Les dimensions, le plateau et la variante du piètement doivent donc être vérifiés avant toute comparaison.
Maria Pergay crée également plusieurs tables éditées par Marsat.
Une table des années 1970 en aluminium brossé, Altuglas et verre, longue de 240 cm, a atteint 7 087 €.
Une autre table Marsat, créée vers 1976 en acier inoxydable, plexiglas et verre, s’est vendue 4 592 €. Dans ce cas, le plateau était postérieur, ce qui constitue un élément important pour interpréter le résultat.
À l’inverse, une table de salle à manger en acier brossé et plexiglas, créée vers 1968, a atteint 38 640 €.
Ainsi, le modèle et la rareté comptent davantage que la seule appellation « table de salle à manger ».
La table basse Plateau, créée en 1967, associe ici une structure en bois laqué noir à des prises latérales en métal argenté imitant le bambou.
Un exemplaire de 80 × 60 cm a atteint 3 936 €.
Ce résultat constitue un repère utile pour ce modèle, sans être directement comparable aux grandes tables en inox.
D’abord, il faut établir l’attribution. Le marché compte de nombreux meubles annoncés « dans le goût de Maria Pergay », « d’après Maria Pergay » ou simplement « attribués à ». Ils ne doivent pas être comparés avec des créations authentifiées.
Ensuite, le modèle joue un rôle central. Une Gerbe, une Sœurs, une Ammonite ou une Tambour n’ont ni la même rareté ni le même niveau de demande.
La matière influence également le prix. Maria Pergay travaille particulièrement l’acier inoxydable, mais elle l’associe aussi au cuir, au verre, au plexiglas, à l’Altuglas, au bois ou au stratifié.
De plus, l’éditeur apporte des informations utiles. Design Steel ou Marsat apparaissent notamment sur plusieurs créations documentées.
Enfin, la provenance, l’état et la présence d’un certificat de Maria Pergay peuvent renforcer l’intérêt du meuble. À l’inverse, les restaurations, plateaux remplacés, rayures importantes ou pièces manquantes doivent être signalés.
Commencez par regarder sous le plateau et à l’intérieur de la structure. Cherchez une signature, une plaque d’éditeur, une estampille ou une référence de fabrication.
Ensuite, relevez précisément les dimensions et identifiez les matériaux. L’acier inoxydable constitue un indice fréquent, mais il ne suffit évidemment pas à attribuer une table à Maria Pergay.
Comparez également la construction avec les modèles documentés : Gerbe, Tambour, Sœurs, Ammonite, Plateau, Cocktail ou tables à plateaux mobiles.
Enfin, faites particulièrement attention aux meubles des années 1970 inspirés de son esthétique. De nombreuses tables en acier chromé ou inoxydable reprennent son vocabulaire sans avoir été créées par elle.
Photographiez d’abord la table entière, puis son plateau, son piètement et son dessous.
Ajoutez des vues détaillées des signatures, plaques, numéros et assemblages. Photographiez également les mécanismes si la table comporte des plateaux pivotants, éléments mobiles ou roulettes.
Enfin, montrez clairement les rayures, oxydations, restaurations ou éléments remplacés. Ces détails peuvent modifier sensiblement l’estimation.
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Envoyez plusieurs photographies de la table, de ses marques et de ses détails de fabrication. Précisez également ses dimensions, ses matériaux, son état et toute information connue sur sa provenance.
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Une apparence en acier inoxydable ne suffit pas. Il faut comparer le modèle, la construction, les dimensions, l’éditeur, les marques et la provenance avec les créations documentées.
Non. Une table simplement « dans le goût de » ne constitue pas une création de Maria Pergay. Ses prix restent généralement très inférieurs à ceux des pièces authentifiées.
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