Vous possédez une médaille, une icône, un bijou ou un document lié aux Romanov ? Selon son authenticité et sa provenance, sa valeur peut aller de quelques dizaines à plusieurs milliers d’euros.
La maison Romanov a régné sur la Russie de 1613 à 1917. La dynastie débute avec l’élection de Michel Ier en 1613 et se poursuit, après 1762, sous la branche Holstein-Gottorp-Romanov jusqu’à l’abdication de Nicolas II en mars 1917.
Durant cette période, la cour commande des bijoux, des pièces d’orfèvrerie, des icônes, des porcelaines, des médailles, des livres, des portraits et des objets diplomatiques. Les règnes d’Alexandre III et de Nicolas II sont notamment associés aux créations de Fabergé, mais aussi aux maisons Bolin, Hahn, Ovchinnikov, Khlebnikov et Rückert.
Le tricentenaire de la dynastie, célébré en 1913, donne lieu à une production abondante de monnaies, médailles, insignes et objets commémoratifs. Le rouble en argent représentant Michel Ier et Nicolas II en constitue l’un des exemples les plus connus.
| Type d’objet | Valeur indicative |
|---|---|
| Rouble ou médaille commémorative | 50 à 300 euros |
| Photographie ancienne non signée | 100 à 500 euros |
| Autographe ou lettre d’un Romanov | 500 à 5 000 euros |
| Objet militaire impérial | 500 à 15 000 euros |
| Icône russe de qualité | 1 000 à 60 000 euros |
| Bijou ou objet d’orfèvrerie impériale | 2 000 à plus de 80 000 euros |
Un rouble du tricentenaire des Romanov a par exemple été vendu 110 euros, tandis qu’un gobelet commémoratif du couronnement de Nicolas II a été adjugé 120 euros. Une lettre autographe d’Alexandre II adressée à sa fille a atteint 950 euros.
Dans une catégorie supérieure, une croix de l’Ordre de Saint-Georges provenant d’un officier russe a été vendue 2 857 euros. Une croix de l’Ordre de Saint-Vladimir de grand format a atteint 15 789 euros, grâce à sa fabrication en or, son émail et sa provenance documentée.
Les pièces les plus exceptionnelles peuvent dépasser plusieurs dizaines de milliers d’euros. Un insigne impérial de l’Ordre de Sainte-Catherine, conservé dans son écrin et probablement remis à une dame d’honneur de l’impératrice Alexandra Fiodorovna, a été adjugé 80 000 euros.
Une boîte Fabergé en argent et émail cloisonné, réalisée par Feodor Rückert, a quant à elle été vendue 65 003 euros. À l’inverse, une sonnette de table également signée Fabergé a été adjugée 1 808 euros, ce qui montre l’importance du modèle, du décor, de l’orfèvre et de la rareté.
La cote demeure soutenue pour les objets directement liés à la famille impériale, aux grands événements dynastiques ou aux meilleurs ateliers russes.
Les monnaies et médailles produites en nombre restent généralement accessibles. Les autographes, photographies signées, décorations militaires et souvenirs personnels bénéficient d’un marché plus sélectif. Les objets Fabergé, les commandes de cour et les pièces possédant une provenance incontestable occupent le sommet du marché.
Les résultats montrent également un intérêt important pour les archives familiales. Deux albums personnels recensant les bijoux de la grande-duchesse Xenia Alexandrovna ont été vendus 63 375 euros. Leur valeur reposait sur leur provenance directe, leurs nombreuses illustrations et leur intérêt pour l’histoire de la joaillerie impériale.
Plusieurs critères doivent être examinés.
La provenance est essentielle. Une facture, une lettre, une photographie ancienne ou une transmission familiale documentée peut fortement augmenter la valeur.
Les poinçons permettent d’identifier le titre du métal, la ville, l’essayeur et parfois l’orfèvre. Les poinçons russes « 56 », « 84 » ou « 88 » correspondent notamment à différents titres d’or ou d’argent exprimés en zolotniks.
La signature d’une maison comme Fabergé, Bolin ou Ovchinnikov doit être authentifiée. De nombreux objets plus récents portent des poinçons de prestige ou des marques imitées.
L’état de conservation influence enfin le prix. Les manques d’émail, les restaurations, les nettoyages de monnaies ou les photographies découpées peuvent réduire sensiblement la cote.
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La présence d’un aigle bicéphale ou d’un monogramme impérial ne suffit pas. Il faut étudier les poinçons, la technique, la date, les matériaux et la provenance.
Non. Une estimation sur photographies donne un premier avis. Une expertise physique peut être nécessaire pour contrôler le métal, les poinçons, l’état et l’authenticité.
Les commandes impériales, les bijoux et objets Fabergé, les décorations rares, les autographes importants et les pièces possédant une provenance familiale documentée sont généralement les plus recherchés.