Vous possédez un miroir, une boîte, un thermomètre ou une céramique de Mithé Espelt et souhaitez connaître sa valeur ? Le modèle, la période et la technique jouent un rôle essentiel dans son estimation. Découvrez ici la cote de Mithé Espelt, ses prix aux enchères et les critères qui permettent d’identifier ses œuvres.
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L’œuvre de Mithé Espelt se distingue par une utilisation très personnelle de la céramique émaillée, des dorures et des couleurs éclatantes.
Aujourd’hui, les collectionneurs recherchent particulièrement ses miroirs, mais aussi ses boîtes, thermomètres, bijoux et luminaires.
Mithé Espelt, de son vrai nom Marie-Thérèse Espelt, naît à Lunel, dans l’Hérault, en 1923.
Très tôt sensibilisée aux arts, elle entre aux Beaux-Arts de Montpellier à seulement 16 ans.
Puis, en 1942, elle rejoint la première promotion de l’École de Formation Artistique de Fontcarrade, installée autour de l’ancienne manufacture royale de faïence de Montpellier. Elle y approfondit notamment sa maîtrise de la céramique.
Quelques années plus tard, elle part à Paris et travaille auprès de la céramiste Nathalie Pol. Durant cette période, elle participe également à la réalisation de créations destinées à Line Vautrin. Cette expérience nourrit son intérêt pour les matières, les couleurs et les petits objets précieux.
En 1946, Mithé Espelt revient à Lunel et installe son propre atelier. Elle commence alors par produire des bijoux, boutons et accessoires.
Progressivement, son travail évolue vers les objets qui feront sa réputation : miroirs, boîtes, coffrets, thermomètres et pièces décoratives en céramique.
À partir du milieu des années 1950, elle abandonne peu à peu la poterie traditionnelle pour se consacrer davantage aux objets du quotidien. Dans le même temps, elle cesse de signer une grande partie de sa production.
Elle poursuit son activité pendant plusieurs décennies et meurt en 2020.
Ainsi, longtemps resté discret, son travail bénéficie aujourd’hui d’un marché bien établi, notamment pour les miroirs rares et les modèles les plus recherchés.
Les créations de Mithé Espelt attirent immédiatement le regard par leur caractère décoratif et lumineux.
La céramiste travaille principalement la terre émaillée. Elle l’enrichit de couleurs intenses, de dorures craquelées et parfois d’éléments de verre.
Bleu turquoise, vert, rose, jaune, rouge et or composent ainsi une palette très caractéristique.
Par ailleurs, la nature inspire largement son répertoire. Oiseaux, fleurs, feuillages, soleils et motifs abstraits apparaissent régulièrement sur ses miroirs, boîtes et objets décoratifs.
Les émaux, les effets craquelés, les rehauts d’or et les petites irrégularités dues au travail artisanal participent pleinement à son vocabulaire.
De ce fait, ses œuvres se situent à la frontière entre céramique décorative, objet fonctionnel et objet d’art.
Aujourd’hui, les miroirs représentent la catégorie la plus recherchée. Certains modèles rares dépassent plusieurs dizaines de milliers d’euros aux enchères. À l’inverse, les petits objets, boîtes et thermomètres restent parfois accessibles pour quelques centaines d’euros.
La cote de Mithé Espelt varie fortement selon la typologie, le modèle, les dimensions et la rareté de l’objet.
Le tableau suivant présente des niveaux indicatifs observés sur le marché. La colonne « moyenne » correspond à une zone de prix intermédiaire fréquemment rencontrée et non à une moyenne statistique calculée sur l’ensemble des ventes.
| Typologie | Estimation basse | Estimation moyenne | Estimation haute |
|---|---|---|---|
| Thermomètres et petits objets | 65 euros | 200 à 500 euros | 1 000 euros |
| Boîtes et coffrets | 150 euros | 300 à 1 000 euros | 3 000 euros |
| Bijoux | 140 euros | 300 à 800 euros | 1 500 euros |
| Miroirs à main et miroirs de sac | 80 euros | 300 à 1 500 euros | 27 900 euros |
| Miroirs muraux | 700 euros | 3 000 à 8 000 euros | 54 000 euros |
| Luminaires | 2 800 euros | 6 500 à 9 000 euros | 15 000 euros |
Ces fourchettes donnent des ordres de grandeur. Toutefois, certaines pièces particulièrement rares peuvent atteindre des résultats exceptionnels.
En pratique, la valeur réelle d’une œuvre de Mithé Espelt dépend surtout du modèle, de la période, des dimensions, du décor, de l’état de conservation et de la solidité de l’attribution.
Les miroirs constituent aujourd’hui les créations les plus emblématiques et les plus cotées de Mithé Espelt.
Le marché distingue néanmoins fortement les modèles relativement courants des pièces rares.
Ainsi, certains miroirs muraux se vendent autour de 700 à 1 000 euros. D’autres atteignent plusieurs milliers d’euros.
Un grand miroir oblong a, par exemple, obtenu 5 000 euros en 2023.
En revanche, les modèles rares peuvent largement dépasser cette valeur. Un miroir Ovale, créé vers 1956, a atteint 17 400 euros en 2023.
La même année, un miroir Planète a obtenu 30 900 euros.
De son côté, un ensemble comprenant notamment un miroir modèle Soleil a atteint 39 900 euros.
Enfin, le résultat le plus spectaculaire parmi les ventes documentées concerne un miroir modèle Feu. Celui-ci a atteint 54 000 euros en 2023, alors que son estimation se situait entre 18 000 et 25 000 euros.
Ces différences montrent donc combien l’identification précise du modèle influence l’estimation d’un miroir de Mithé Espelt.
Les miroirs à main et miroirs de sac forment une catégorie particulièrement variée.
Dans la majorité des cas, les exemplaires courants atteignent quelques centaines d’euros.
Par exemple, un miroir à main modèle Guirlande, réalisé vers 1955, a obtenu 80 euros chez Millon en 2024.
D’autres miroirs à main ou miroirs de sac ont atteint environ 300 euros en 2025 et 2026.
Cependant, certains modèles rares se situent à un tout autre niveau.
Un miroir de sac daté vers 1950 a ainsi atteint 27 900 euros en 2023.
Ce résultat reste exceptionnel. Par conséquent, il ne faut pas l’utiliser comme référence générale pour tous les miroirs de petit format.
Dans cette catégorie, le modèle, la période et la rareté comptent donc davantage que les seules dimensions.
Mithé Espelt réalise de nombreuses boîtes en céramique émaillée, souvent décorées de fleurs, d’oiseaux, de fruits ou de motifs géométriques.
Leurs prix commencent généralement à quelques centaines d’euros.
Une boîte carrée à couvercle a, par exemple, obtenu 300 euros. Une boîte ornée d’un oiseau a atteint le même montant.
De même, une boîte circulaire à décor de fleur et rehauts d’or s’est vendue 320 euros en 2025.
Les modèles plus recherchés peuvent cependant dépasser 1 000 euros.
Ainsi, une boîte modèle Cuzco a atteint 2 800 euros.
Cette catégorie reste donc relativement accessible, tout en offrant de fortes différences de valeur selon la rareté du décor et du modèle.
Les thermomètres, baromètres et petits objets décoratifs occupent une place importante dans la production de Mithé Espelt.
Ils reprennent souvent les éléments typiques de son univers : oiseaux stylisés, fleurs, feuillages et émaux vivement colorés.
Les premiers prix se situent sous la barre des 100 euros.
Un couvercle du modèle Nymphéa a notamment atteint 65 euros.
De son côté, un thermomètre à décor d’oiseau a obtenu 80 euros.
Chez Millon, un autre thermomètre a été adjugé 100 euros en 2025.
Ensuite, d’autres exemplaires décorés de fleurs ou de feuillages se situent autour de 150 à 320 euros.
Les modèles les plus rares ou les plus décoratifs peuvent néanmoins atteindre plusieurs centaines d’euros, voire davantage.
Cette typologie constitue donc l’une des portes d’entrée les plus accessibles dans l’œuvre de Mithé Espelt.
Les bijoux occupent une place importante au début de la carrière de Mithé Espelt.
Colliers, bracelets, broches et médaillons lui permettent d’explorer la couleur et la céramique sur de petits formats.
En règle générale, leur valeur reste inférieure à celle des miroirs.
Un collier à larges médaillons a ainsi atteint 140 euros en 2025.
Un bracelet a, quant à lui, obtenu 340 euros.
Selon leur rareté, leur état, leur décor et leur période, certains bijoux peuvent toutefois dépasser plusieurs centaines d’euros. Les exemplaires les plus recherchés peuvent même franchir 1 000 euros.
Ces créations rappellent ainsi les liens étroits entre l’univers de Mithé Espelt, la mode et les arts décoratifs de l’après-guerre.
Les luminaires apparaissent beaucoup moins fréquemment aux enchères que les miroirs, boîtes ou thermomètres.
Cette rareté renforce naturellement leur intérêt auprès des collectionneurs.
Une lampe modèle Pyramide a, par exemple, atteint 2 800 euros en 2022.
Par la suite, d’autres exemplaires du même modèle ont obtenu environ 6 500 euros.
En 2023, une lampe Pyramide a même atteint 7 500 euros.
Les créations Ouroboros se situent encore au-dessus.
Un ensemble de lampes modèle Ouroboros a ainsi obtenu 9 000 euros en 2023.
Puis, en 2025, un autre ensemble a atteint 15 000 euros, contre une estimation comprise entre 6 000 et 9 000 euros.
Les luminaires constituent donc l’une des catégories les plus valorisées de Mithé Espelt après ses miroirs rares.
L’identification d’une œuvre de Mithé Espelt demande une attention particulière. En effet, une grande partie de sa production ne porte aucune signature.
Mithé Espelt travaille principalement la céramique émaillée.
Ses œuvres présentent souvent des émaux polychromes, de l’or craquelé et parfois des éléments de verre.
Les couleurs vives et brillantes constituent ainsi l’un des premiers indices visuels.
Fleurs, oiseaux, feuillages, soleils, motifs géométriques et formes organiques reviennent fréquemment dans ses créations.
Les miroirs adoptent aussi bien des formes circulaires et ovales que des contours plus libres.
Cependant, un décor proche de son univers ne suffit jamais à garantir l’authenticité d’un objet.
Les associations de bleu turquoise, vert, rose, rouge, jaune et or apparaissent régulièrement dans son travail.
Par ailleurs, la dorure craquelée constitue un élément caractéristique de certaines séries.
La qualité des émaux et la manière dont les couleurs s’intègrent au relief donnent également des indications précieuses.
Le revers joue un rôle essentiel dans l’examen d’un objet.
De nombreuses œuvres présentent un dos ou un dessous recouvert d’une feutrine, souvent verte.
Toutefois, cette caractéristique reste un simple indice. Une feutrine verte ne suffit donc jamais à authentifier une œuvre de Mithé Espelt.
Après les premières années de sa carrière, Mithé Espelt cesse largement de signer sa production.
Pour cette raison, les spécialistes identifient aujourd’hui la majorité des pièces grâce à leur modèle, leur décor et leurs caractéristiques techniques.
L’absence de signature ne doit donc pas conduire à écarter automatiquement une attribution.
Les émaux, dorures et décors présentent souvent de petites irrégularités liées au travail artisanal.
Ainsi, deux exemplaires d’un même modèle peuvent montrer de légères variations.
Ces différences doivent toutefois rester cohérentes avec les caractéristiques connues de la production de l’artiste.
Une ancienne facture, une photographie d’époque ou une provenance familiale peuvent renforcer une attribution.
De plus, la correspondance avec un modèle déjà documenté apporte souvent un élément déterminant.
L’expertise reste donc particulièrement importante pour Mithé Espelt. Un décor ressemblant ou une feutrine verte ne permettent pas, à eux seuls, d’attribuer définitivement une œuvre.
Longtemps restée discrète, Mithé Espelt bénéficie aujourd’hui d’un marché bien établi, particulièrement dynamique pour ses miroirs rares et ses modèles les plus recherchés.
Les miroirs concentrent actuellement les prix les plus importants.
Chez Millon, différents exemplaires ont notamment atteint environ 700 euros, 900 euros et 1 000 euros.
Ces résultats illustrent le marché de modèles déjà recherchés mais encore relativement accessibles.
En revanche, les exemplaires rares peuvent changer complètement d’échelle.
En 2023, plusieurs miroirs importants ont dépassé 15 000 euros : 17 400 euros pour le modèle Ovale, 30 900 euros pour Planète et 39 900 euros pour un ensemble autour du modèle Soleil.
Le modèle Feu a, quant à lui, culminé à 54 000 euros la même année.
Les luminaires affichent également des résultats significatifs. Les ventes documentées se situent notamment entre 2 800 et 15 000 euros pour les pièces les plus importantes.
À l’inverse, certains thermomètres, petites boîtes ou bijoux continuent de changer de mains pour quelques centaines d’euros.
Le marché reste donc très sélectif. La typologie, le modèle, la rareté, l’état et la qualité du décor influencent directement la valeur d’une œuvre de Mithé Espelt.
La cote dépend de plusieurs critères qu’il faut analyser ensemble.
Le modèle constitue l’un des principaux facteurs de prix.
Ainsi, un miroir Feu, Planète, Soleil ou Ovale peut atteindre une valeur très supérieure à celle d’un modèle plus courant.
Identifier précisément le modèle représente donc une étape essentielle avant toute estimation.
Les miroirs constituent actuellement la catégorie la plus valorisée.
À l’inverse, boîtes, bijoux et thermomètres restent généralement plus accessibles.
Certains luminaires rares atteignent cependant plusieurs milliers, voire plus de 10 000 euros.
La nature de l’objet donne ainsi un premier niveau d’indication sur sa valeur potentielle.
Certains décors apparaissent régulièrement sur le marché, tandis que d’autres restent beaucoup plus rares.
Une variante inhabituelle, un modèle peu documenté ou une pièce importante peut donc susciter davantage de concurrence aux enchères.
Le miroir Feu adjugé 54 000 euros illustre parfaitement cette différence.
La taille joue souvent un rôle important, notamment pour les miroirs muraux.
Les grands formats bénéficient généralement d’une présence décorative plus forte.
Cependant, la dimension ne suffit pas à expliquer la valeur. Le miroir de sac adjugé 27 900 euros montre qu’un très petit objet peut également atteindre un prix exceptionnel lorsque sa rareté le justifie.
Les motifs floraux, les oiseaux, les décors abstraits et les associations de bleu, vert, rose ou or influencent également l’attractivité d’une pièce.
En outre, la fraîcheur des émaux et la qualité des dorures jouent un rôle important dans l’estimation.
Les éclats, fêles, restaurations, pertes d’émail ou altérations de la dorure peuvent diminuer la valeur.
Pour un miroir, il faut également examiner la glace ainsi que le revers et l’éventuelle feutrine.
Un bel état de conservation favorise généralement l’intérêt des collectionneurs.
Une facture ancienne, une photographie d’époque ou une provenance familiale documentée peuvent aider à établir l’historique d’une œuvre.
Ce critère prend une importance particulière pour Mithé Espelt, puisque de nombreuses pièces ne portent aucune signature.
La provenance peut ainsi renforcer à la fois l’attribution et la valeur.
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Les miroirs constituent actuellement les œuvres les plus recherchées, en particulier les modèles rares ou de grandes dimensions. Certains luminaires bénéficient également d’une cote importante. Le modèle Feu a notamment atteint 54 000 euros aux enchères.
La majorité des oeuvres tardives de Mithé Espelt ne sont pas signées. L’attribution repose donc sur l’étude du modèle, de la céramique, des émaux, de la dorure, du revers et des dimensions. La présence d’une feutrine verte constitue un indice, mais elle ne suffit pas à authentifier une pièce.
De nombreux miroirs se situent entre environ 3 000 et 8 000 euros, mais la fourchette est extrêmement large. Des modèles plus accessibles peuvent être vendus autour de 700 à 1 000 euros, tandis que les pièces rares dépassent 10 000, 20 000 ou même 50 000 euros.
Les boîtes les plus courantes peuvent se vendre entre environ 300 et 1 000 euros. Les modèles rares, anciens ou particulièrement recherchés peuvent dépasser plusieurs milliers d’euros.
Les luminaires documentés se situent généralement à plusieurs milliers d’euros. Des lampes Pyramide ont été adjugées entre environ 2 800 et 7 500 euros, tandis qu’un ensemble Ouroboros a atteint 15 000 euros.
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