Vous possédez un dessin, une aquarelle ou un pastel d’Henri Le Sidaner et souhaitez connaître sa valeur ? Les œuvres sur papier de l’artiste présentent des écarts importants selon la technique, le sujet, la période, la provenance et la documentation.
Ainsi, les dessins les plus simples peuvent se vendre de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros. En revanche, certaines compositions colorées consacrées aux jardins de Gerberoy ou liées à des peintures importantes peuvent atteindre 15 000 à plus de 20 000 €.
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Henri Le Sidaner (1862-1939) est un peintre et dessinateur français né à Port-Louis, sur l’île Maurice. Après une enfance passée à Dunkerque, il poursuit sa formation artistique à Paris et entre notamment dans l’atelier d’Alexandre Cabanel à l’École des Beaux-Arts.
Il développe progressivement une œuvre personnelle consacrée aux effets de lumière, aux atmosphères silencieuses et aux scènes intimistes. Ses jardins, maisons, places désertes, tables dressées ou abandonnées et vues nocturnes deviennent caractéristiques de son univers.
En 1901, il découvre Gerberoy, dans l’Oise, où il s’installe et aménage progressivement un jardin qui devient l’un de ses principaux motifs.
Le Sidaner travaille également beaucoup sur papier. Crayon noir, crayons de couleur, aquarelle, pastel, encre ou gouache lui permettent aussi bien de préparer ses peintures que de créer des œuvres autonomes.
La valeur varie fortement selon le type de dessin.
Un fusain représentant une Terrasse en bord de rivière a ainsi atteint 600 €, tandis qu’une Paysanne au panier au crayon, accompagnée d’un certificat de Yann Farinaux-Le Sidaner, s’est vendue 1 500 €. Une Chaumière au soleil au crayon noir a obtenu 2 170 €.
En revanche, certaines compositions colorées consacrées à Gerberoy atteignent des niveaux beaucoup plus élevés. Plusieurs œuvres mêlant aquarelle, pastel ou crayons ont ainsi obtenu 16 000 €, 19 000 € et 21 760 €.
| Type de dessin d’Henri Le Sidaner | Fourchette basse | Fourchette moyenne | Fourchette haute |
|---|---|---|---|
| Petits dessins aux crayons de couleur | 1 630 € | 3 100 € | 3 750 € |
| Dessins colorés de Gerberoy | 16 000 € | 19 000 € | 21 760 € |
Les petits dessins aux crayons de couleur forment un ensemble relativement homogène.
Le Tréport, dessin aux crayons de couleur de 12 × 18 cm, signé, situé et daté de 1905, a atteint 1 630 €. L’œuvre figure au catalogue raisonné sous le numéro 946.
Un Pont sur la rivière dans une ville des Flandres, daté de 1911 et mesurant 12,5 × 17,5 cm, a été adjugé 3 100 €.
Enfin, une Vue de Bruges de dimensions très proches, 12,5 × 17 cm, signée et datée de 1911, a atteint 3 750 €. Elle provenait de l’ancienne collection Rosa Benedict.
Ces trois ventes montrent que le sujet, la provenance et la documentation peuvent créer des écarts sensibles entre des dessins pourtant proches par leur format et leur technique.
Les aquarelles originales d’Henri Le Sidaner peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.
Homme et son chien sur la passerelle au-dessus du canal, petite aquarelle signée de 10,5 × 14 cm, a obtenu 3 000 €. L’œuvre était certifiée et décrite au dos par Louis Le Sidaner, fils de l’artiste.
Les aquarelles associées à d’autres techniques et à des sujets majeurs de l’artiste peuvent toutefois atteindre des montants beaucoup plus élevés.
Les vues de Gerberoy comptent parmi les sujets pouvant atteindre les niveaux de prix les plus élevés pour les œuvres sur papier de Le Sidaner.
Le Jardin blanc au clair de lune, Gerberoy, exécuté au crayon noir avec rehauts d’aquarelle, a atteint 16 000 €. L’œuvre mesurait 32,1 × 41,3 cm et bénéficiait notamment d’une provenance remontant à Jean Paulhan. Elle doit également figurer au supplément du catalogue raisonné.
Une autre version du Jardin blanc au clair de lune, datée de 1910 et réalisée au pastel, crayon et aquarelle sur papier, a obtenu 19 000 €. Elle était accompagnée d’un certificat de Yann Farinaux-Le Sidaner.
Enfin, Déjeuner au jardin, exécuté en 1921 à la mine de plomb, aux crayons de couleur et à l’aquarelle, a atteint 21 760 €. Cette étude pour une peinture homonyme bénéficiait d’une provenance importante, d’un historique d’exposition et d’une référence au catalogue raisonné.
Ces résultats montrent combien le sujet, la documentation et le lien éventuel avec une peinture connue peuvent influencer la valeur.
Le pastel apparaît seul ou associé à d’autres techniques dans l’œuvre de Le Sidaner.
Le Pavillon de la musique, pastel signé de 31,5 × 23 cm portant une dédicace au dos, a été adjugé 2 000 €.
En revanche, Le Lavoir, Gisors, réalisé au pastel, crayon et gouache sur papier, a atteint 5 200 €. Cette œuvre de 15 × 19 cm devait figurer au supplément du catalogue raisonné et était accompagnée d’un certificat de Yann Farinaux-Le Sidaner.
Enfin, le Jardin blanc au clair de lune à 19 000 € montre qu’une composition associant pastel, crayon et aquarelle peut atteindre un niveau beaucoup plus élevé lorsque le sujet et la documentation renforcent son intérêt.
Les dessins monochromes se situent souvent à des niveaux plus accessibles.
Une Terrasse en bord de rivière au fusain, de 18 × 21,5 cm, a atteint 600 €.
Une Paysanne au panier, dessin au crayon vers 1885, signé et accompagné d’un certificat de Yann Farinaux-Le Sidaner, a obtenu 1 500 €.
Une Chaumière au soleil au crayon noir, de 32,5 × 43 cm, a atteint 2 170 €.
Plus récemment, le Portrait d’Isabelle de profil, dessin au crayon noir monogrammé et daté de 1891, a été adjugé 4 630 €.
Ainsi, un dessin au crayon peut dépasser plusieurs milliers d’euros lorsqu’il est daté, bien documenté et associé à une provenance ou à un historique d’exposition.
Certaines œuvres anciennes atteignent également plusieurs milliers d’euros.
Muse à la lyre, réalisée en 1886 à la plume et à l’encre de Chine, au fusain et avec des rehauts de gouache blanche, a atteint 6 500 €.
En revanche, une Vieille femme accoudée sur sa canne, exécutée en 1885 à la plume et à l’encre noire sur traits de crayon, a obtenu 700 €. L’œuvre présentait une légère insolation.
La technique seule ne permet donc pas de déterminer le prix. Le sujet, la qualité graphique, l’état et l’intérêt historique de l’œuvre comptent également.
Les estampes de Le Sidaner doivent être distinguées des dessins originaux.
Ainsi, La Ronde au clair de lune, lithographie vers 1896 signée dans la planche, a été adjugée 107 €.
Ce résultat ne peut pas servir à estimer une aquarelle, un pastel ou un dessin original, puisqu’une lithographie correspond à une œuvre imprimée en plusieurs exemplaires.
De même, les lithographies publiées dans des revues ou des portfolios appartiennent à un marché spécifique, généralement moins élevé que celui des œuvres uniques sur papier.
Tout d’abord, il faut identifier précisément les matériaux utilisés.
Un fusain, une aquarelle, un pastel, un dessin aux crayons de couleur ou une composition mêlant plusieurs techniques ne se comparent pas directement.
Par ailleurs, certaines œuvres colorées sont de véritables études préparatoires très abouties et peuvent se rapprocher visuellement de la peinture.
Ensuite, le sujet joue un rôle important.
Les jardins de Gerberoy, les tables dressées ou abandonnées, les vues nocturnes et les effets de clair de lune appartiennent aux motifs caractéristiques de Le Sidaner.
Les ventes étudiées montrent notamment que les dessins colorés de Gerberoy peuvent atteindre 16 000 à plus de 20 000 €.
Une étude préparatoire identifiable peut également bénéficier d’un intérêt particulier.
Déjeuner au jardin, adjugé 21 760 €, a ainsi servi d’étude à une peinture homonyme. L’œuvre figure également au catalogue raisonné.
Ce lien permet de replacer le dessin dans le processus de création de l’artiste.
Par ailleurs, une provenance documentée peut renforcer l’intérêt d’une œuvre.
Les anciennes collections de la famille Le Sidaner, les galeries reconnues ou les expositions muséales constituent des éléments importants pour retracer son historique.
Déjeuner au jardin bénéficiait notamment d’une provenance remontant à Louis Le Sidaner, puis aux Hammer Galleries de New York, ainsi que d’un historique d’exposition.
Le catalogue raisonné établi par Yann Farinaux-Le Sidaner constitue une référence importante pour l’identification de l’œuvre.
Plusieurs dessins présents dans les ventes étudiées y figurent déjà ou doivent être intégrés à son supplément. D’autres sont accompagnés d’un certificat de Yann Farinaux-Le Sidaner.
Cette documentation facilite la comparaison avec d’autres œuvres connues de l’artiste.
Enfin, le papier reste un support fragile.
Rousseurs, décoloration, insolation, plis, déchirures, restaurations ou traces d’humidité peuvent influencer le prix.
Ainsi, une œuvre légèrement insolée ou présentant un accident doit être comparée avec prudence à un dessin en excellent état.
Commencez par rechercher la signature ou le monogramme. Le nom « Le Sidaner » apparaît fréquemment sur les œuvres, tandis que certaines feuilles portent simplement les initiales « LS ».
Ensuite, vérifiez le verso. Une date, une dédicace, une ancienne étiquette de galerie ou une annotation peut fournir des informations précieuses.
Par ailleurs, observez le sujet. Jardins, architectures silencieuses, tables, canaux, paysages des Flandres ou scènes baignées d’une lumière crépusculaire apparaissent régulièrement dans son œuvre.
Cependant, une signature seule ne suffit pas. La technique, la provenance et la documentation doivent également être étudiées.
Photographiez d’abord l’œuvre entière, sans reflet et dans une lumière naturelle.
Ensuite, prenez des vues rapprochées de la signature, du monogramme, des inscriptions et du verso.
Ajoutez également des photographies des étiquettes de galerie, certificats, numéros ou annotations présentes sur le cadre.
Enfin, indiquez les dimensions exactes de la feuille et précisez si vous disposez d’un certificat, d’une ancienne facture ou d’informations sur la provenance.
Vous possédez une aquarelle, un pastel, un dessin au crayon ou une autre œuvre sur papier attribuée à Henri Le Sidaner ?
Envoyez vos photographies, les dimensions et les éventuels documents à France Estimations.
Un commissaire-priseur étudie notamment la technique, le sujet, la période, la signature, la provenance, l’état de conservation et les résultats obtenus par des dessins réellement comparables.
Vous recevez ensuite une première estimation sous 24 heures. La demande reste gratuite, confidentielle et sans engagement.
Les dessins les plus simples peuvent se vendre de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros. En revanche, certaines œuvres colorées et documentées consacrées à Gerberoy dépassent 15 000 à 20 000 €.
Une petite aquarelle signée a atteint 3 000 €. Les œuvres associant aquarelle, pastel et crayons peuvent toutefois atteindre davantage lorsqu’elles représentent un sujet important de l’artiste.
Non. Une lithographie est une estampe produite en plusieurs exemplaires, tandis qu’une aquarelle originale est une œuvre unique. La Ronde au clair de lune a par exemple été adjugée 107 €, très loin des montants atteints par certaines œuvres originales sur papier.
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