Vous possédez une encre de Kazuo Shiraga et souhaitez connaître sa valeur ? Les œuvres sur papier de l’artiste japonais présentent des écarts importants selon la technique, la date, le format, la provenance et la documentation disponible.
Ainsi, certaines encres ou techniques mixtes se vendent autour de quelques milliers d’euros. En revanche, des œuvres sur papier particulièrement recherchées peuvent dépasser 10 000 €, voire plusieurs dizaines de milliers d’euros.
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Kazuo Shiraga (1924-2008) est l’une des grandes figures de l’avant-garde japonaise de l’après-guerre. Formé d’abord à la peinture traditionnelle japonaise, il se tourne progressivement vers l’abstraction.
Au début des années 1950, il cofonde le groupe Zero-kai. Puis, en 1955, il rejoint Gutai, mouvement fondé autour de Jirō Yoshihara et consacré à une relation nouvelle entre le corps, le geste et la matière.
Shiraga développe alors la pratique qui le rend célèbre : il place ses toiles au sol puis peint avec ses pieds, souvent en se suspendant à une corde. Cette recherche du mouvement et de la matière se retrouve également dans ses œuvres sur papier, réalisées à l’encre, à l’aquarelle, à la gouache ou en technique mixte.
En 1962, la galerie Stadler à Paris lui consacre sa première exposition personnelle hors du Japon, marquant une étape importante dans sa reconnaissance internationale.
Les résultats aux enchères montrent que les œuvres sur papier de Shiraga peuvent atteindre des niveaux très différents selon la technique et la qualité de l’exemplaire.
Une encre sur papier peut se vendre autour de 2 600 €, tandis qu’une autre peut dépasser 10 000 €. De même, certaines aquarelles ou gouaches documentées atteignent plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Il faut donc éviter d’appliquer une cote unique à l’ensemble des œuvres sur papier.
Une Composition de 1986, à l’encre sur papier, signée en bas à gauche et mesurant 59,5 × 39,5 cm, a atteint 2 600 €. L’œuvre provenait de la galerie Stadler à Paris.
Une autre œuvre Sans titre, à l’encre sur papier, de 24 × 30,5 cm, a obtenu 10 630 €.
Ainsi, la taille ne suffit pas à expliquer les écarts de prix. La période, la provenance, la qualité du geste et la documentation jouent également un rôle important.
Les gouaches de Kazuo Shiraga peuvent également atteindre des montants significatifs.
Une gouache sur papier de 27 × 24 cm, signée du cachet et contresignée au dos, a été adjugée 2 750 €.
En revanche, une gouache sur carton de 56 × 76 cm, datée de novembre 1980, signée recto-verso et accompagnée d’un certificat photographique de la Japan Art Dealers Association, a atteint 37 200 €.
L’écart entre ces deux résultats montre qu’il faut tenir compte de l’ensemble des caractéristiques de l’œuvre : format, date, provenance, qualité de la composition et documentation.
Les aquarelles forment un autre segment du marché.
Une petite aquarelle intitulée Work, datée de 1980, mesurant 10,2 × 14,1 cm et accompagnée d’un certificat Art U Osaka, a atteint 5 000 €.
Par ailleurs, une aquarelle Sans titre de 1980, mesurant environ 27 × 24 cm et enregistrée auprès des archives Kazuo Shiraga, a obtenu 20 000 €.
La présence d’un certificat ou d’un enregistrement dans les archives peut donc renforcer l’intérêt d’une œuvre.
Les techniques mixtes doivent être étudiées séparément des encres ou des aquarelles.
Un Sans titre sur carton de 39,5 × 30 cm, signé en japonais, a atteint 3 000 €.
Une autre technique mixte sur carton, de 27 × 24 cm, signée et bénéficiant d’une provenance remontant à une vente Shinwa Art Auction de Tokyo, a atteint 9 500 €.
Par conséquent, le simple terme « technique mixte » ne suffit pas à établir une valeur.
Certaines œuvres sur papier utilisent également la peinture à l’huile.
Deux compositions Sans titre de 1965, chacune de 45 × 35 cm, ont atteint 9 500 €. Elles provenaient toutes deux de la collection de Carla Lonzi et bénéficiaient d’un certificat photographique de l’artiste.
Ces œuvres doivent être distinguées des encres, des aquarelles et des grandes huiles sur toile.
Les huiles sur toile de Shiraga appartiennent à un niveau de marché très supérieur.
Une Composition BB41 de 1962, de 130 × 97 cm, a atteint 322 190 €.
Ungen, huile sur toile de 1976, a obtenu 646 600 €.
Enfin, Sakuhin, grande huile sur toile de 1962, a atteint 900 000 €. Cette œuvre bénéficiait notamment d’une provenance remontant à l’atelier de l’artiste et à la galerie Stadler.
Ces montants montrent qu’une grande huile sur toile ne doit pas servir de référence directe pour estimer une encre ou une gouache sur papier.
Tout d’abord, la date joue un rôle important.
Les œuvres liées aux décennies historiques de Gutai et à la reconnaissance internationale de Shiraga suscitent souvent un intérêt particulier. Toutefois, des œuvres plus tardives peuvent également atteindre des montants élevés lorsqu’elles sont bien documentées.
Ensuite, il faut identifier précisément le médium.
Une encre, une aquarelle, une gouache, une huile sur papier et une technique mixte ne se comparent pas directement. Même lorsqu’elles utilisent toutes le papier ou le carton comme support, leur marché peut être différent.
Le format influence la valeur, mais il ne suffit pas à l’expliquer.
Ainsi, l’encre de 59,5 × 39,5 cm adjugée 2 600 € a obtenu un prix inférieur à une encre de 24 × 30,5 cm vendue 10 630 €.
La dimension doit donc être étudiée avec la date, la provenance et la qualité de l’œuvre.
Par ailleurs, la provenance peut renforcer la valeur.
La galerie Stadler occupe une place importante dans la carrière européenne de Shiraga. Une œuvre provenant d’une galerie reconnue ou d’une collection documentée peut donc susciter davantage d’intérêt.
Certaines œuvres portent une signature en caractères japonais, d’autres un cachet ou une inscription au dos.
Cependant, la signature seule ne suffit pas. Les certificats, archives, étiquettes de galerie, anciennes factures ou publications peuvent jouer un rôle majeur dans l’identification.
Par exemple, l’aquarelle vendue 20 000 € était enregistrée dans les archives Kazuo Shiraga et accompagnée d’un certificat.
Enfin, le papier et le carton sont particulièrement sensibles.
Décolorations, taches, plis, déchirures, traces d’humidité ou montage ancien peuvent affecter la valeur. Une restauration doit également être signalée.
Observez d’abord le geste. Les œuvres originales de Shiraga présentent souvent des mouvements rapides, continus et dynamiques.
Cependant, son œuvre sur papier ne se réduit pas à une formule unique. Les couleurs, l’épaisseur de matière et la technique varient selon les périodes.
Ensuite, recherchez la signature, parfois inscrite en caractères japonais. Inspectez également le verso : titre, date, signature complémentaire, cachet ou étiquette peuvent y apparaître.
Enfin, conservez toute documentation ancienne. La provenance et l’historique de l’œuvre peuvent s’avérer aussi importants que la signature elle-même.
Photographiez d’abord l’œuvre entière, sans reflet et dans une lumière naturelle.
Ensuite, prenez des vues rapprochées de la signature, du cachet, des inscriptions et du verso.
Photographiez également les étiquettes de galerie, certificats, tampons, numéros d’inventaire ou annotations présentes sur le cadre ou le support.
Enfin, indiquez précisément les dimensions de la feuille et de l’œuvre, ainsi que la technique si elle est connue. Signalez également les taches, plis ou restaurations éventuelles.
Vous possédez une encre, une aquarelle, une gouache ou une autre œuvre sur papier attribuée à Kazuo Shiraga ?
Envoyez vos photographies, les dimensions et les éventuels documents à France Estimations.
Un commissaire-priseur étudie notamment la technique, la période, la signature, la provenance, l’état de conservation et les résultats obtenus par des œuvres réellement comparables.
Vous recevez ensuite une première estimation sous 24 heures. La demande reste gratuite, confidentielle et sans engagement.
Deux encres originales sur papier étudiées ont atteint 2 600 € et 10 630 €. Ces résultats donnent des repères, mais ils ne suffisent pas à établir une fourchette générale pour toutes les encres de l’artiste.
En général, oui. Les grandes huiles sur toile peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Toutefois, certaines œuvres sur papier importantes et bien documentées dépassent 20 000 € ou 30 000 €.
Envoyez des photographies de l’œuvre, du verso, de la signature et des éventuels certificats, ainsi que les dimensions et la provenance connue. France Estimations vous transmet une première estimation gratuite, confidentielle et sans engagement sous 24 heures.
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