La banquette « Tokyo » Charlotte Perriand constitue l’un des modèles les plus emblématiques de la designer française. Créée en 1954 pour le bureau de Jacques Martin à Tokyo, elle séduit aujourd’hui les collectionneurs par son esthétique minimaliste et son lien privilégié avec le Japon. Les exemplaires édités par Steph Simon sont particulièrement recherchés et leur cote a fortement progressé sur le marché du design.
Créée en 1954, la banquette dite « Tokyo » est dessinée par Charlotte Perriand pour l’aménagement du bureau de Jacques Martin au Japon. Son dessin s’inspire des proportions du nombre d’or et de l’esthétique japonaise que la créatrice découvre lors de ses nombreux séjours en Asie.
La banquette repose très près du sol et se compose de dix-neuf lattes en bois massif, généralement en frêne, soutenues par deux ou trois pieds de section ovoïde. Son dessin épuré lui permet d’être utilisée aussi bien comme banc que comme canapé ou lit de repos grâce à des coussins et matelas amovibles.
Éditée par la galerie Steph Simon, elle connaît également une importante commande du Musée national d’Art moderne pour l’aménagement du Palais de Tokyo, ce qui explique son nom actuel. Deux longueurs principales ont été réalisées, 203 cm et 226 cm, avec ou sans caisson de rangement.
Aujourd’hui, la banquette « Tokyo » figure parmi les créations majeures de Charlotte Perriand et bénéficie d’une demande internationale soutenue.
La banquette « Tokyo » se reconnaît immédiatement à son plateau composé de dix-neuf lattes en bois massif, laissant apparaître un rythme régulier et très graphique. Son piètement repose sur deux ou trois pieds pleins de section ovalisée, parfois appelés « aile d’avion ».
Les exemplaires anciens présentent généralement une fabrication en frêne massif, parfois en orme selon les éditions. Les modèles les plus recherchés proviennent de Steph Simon et conservent leurs coussins ou matelas d’origine, souvent réalisés avec des tissus de Simone Prouvé.
La provenance, la présence d’une facture d’époque ou d’une bibliographie dans les ouvrages de Jacques Barsac constituent également des éléments importants pour confirmer l’authenticité d’un exemplaire.
| Catégorie | Fourchette basse | Fourchette moyenne | Fourchette haute |
|---|---|---|---|
| Banquette « Tokyo » simple | 30 000 euros | 40 000 euros | 45 000 euros |
| Banquette « Tokyo » avec coussins d’origine | 45 000 euros | 50 000 euros | 85 000 euros |
| Banquette « Cansado » | 10 000 euros | 20 000 euros | 30 000 euro |
Les modèles simples, sans coussins ni accessoires, constituent la majorité des exemplaires rencontrés en vente publique. Une banquette « Tokyo » a été adjugée 32 500 euros, tandis qu’un autre exemplaire a atteint 33 860 euros. Le texte de référence indique qu’un modèle simple dépasse aujourd’hui facilement son estimation pour atteindre 30 000 euros à 45 000 euros, ce qui correspond aux adjudications observées.
Les exemplaires conservés avec leur garniture d’origine sont beaucoup plus recherchés. Une banquette provenant de la galerie Steph Simon avec ses coussins d’époque a été adjugée 49 400 euros. En 2026, un autre exemplaire a atteint 51 636 euros. L’article rappelle qu’un modèle complet avec garniture d’origine a déjà atteint 85 000 euros, illustrant la prime accordée aux ensembles parfaitement conservés.
À la fin des années 1950, Charlotte Perriand dessine un modèle dérivé pour la cité minière de Cansado, en Mauritanie. Cette banquette, composée de treize lattes, apparaît plus régulièrement sur le marché. Selon sa longueur, son état et la présence d’accessoires, elle se négocie généralement entre 10 000 euros et 30 000 euros.
La cote de Charlotte Perriand connaît une progression constante depuis plus de quinze ans. Les banquettes « Tokyo » profitent de cet engouement, mais également de leur grande rareté. Peu d’exemplaires provenant de la galerie Steph Simon apparaissent aujourd’hui sur le marché.
Leur esthétique intemporelle, leur importance dans l’œuvre de Charlotte Perriand et leur lien avec le Japon expliquent également leur succès auprès des collectionneurs internationaux.
L’estimation d’une banquette « Tokyo » repose sur plusieurs critères. Les spécialistes examinent d’abord la provenance, puis la longueur du modèle, le nombre de lattes, l’essence de bois et l’état général.
La présence des coussins d’origine, d’un caisson de rangement, d’une facture Steph Simon ou d’une bibliographie ancienne augmente sensiblement la valeur. Les restaurations importantes ou les modifications du piètement peuvent en revanche diminuer son intérêt sur le marché.
Vous possédez une banquette « Tokyo » ou une banquette « Cansado » de Charlotte Perriand ? Nos spécialistes réalisent une estimation gratuite à partir de photographies, de ses dimensions, de sa provenance et des résultats obtenus récemment pour des modèles comparables.
Une banquette « Tokyo » vaut généralement entre 30 000 euros et 85 000 euros, selon son état, sa provenance et la présence de ses coussins d’origine.
Les banquettes éditées par Steph Simon sont les modèles historiques diffusés du vivant de Charlotte Perriand. Leur rareté et leur provenance expliquent leur forte valeur sur le marché.
La banquette Tokyo comporte dix-neuf lattes et a été créée en 1954 pour le Japon. La Cansado, dessinée quelques années plus tard pour la Mauritanie, possède treize lattes. Elle affiche une cote généralement comprise entre 10 000 euros et 30 000 euros.
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