Vous possédez une gravure, une eau-forte, une aquatinte ou une lithographie de Camille Pissarro et souhaitez connaître sa valeur ? Les estampes de l’artiste présentent des écarts de prix importants. Selon la technique, le sujet, la date du tirage, l’état de conservation et surtout la rareté de l’épreuve, une estampe peut être adjugée quelques centaines d’euros comme plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Certaines épreuves exceptionnelles dépassent largement ces niveaux. Une pointe sèche de l’Autoportrait de Camille Pissarro, réalisée vers 1890, a ainsi été adjugée 198 480 € en 2009.
Nos experts et commissaires-priseurs proposent une estimation gratuite de votre gravure ou lithographie de Camille Pissarro, à partir de photographies et des résultats obtenus pour des œuvres comparables en vente aux enchères.
Camille Pissarro (1830-1903) est principalement connu comme l’une des figures majeures de l’impressionnisme. Il fut également un graveur particulièrement actif et expérimenta plusieurs techniques : eau-forte, aquatinte, pointe sèche, lithographie et monotype. Dès les années 1860, il développe cette pratique parallèlement à son œuvre peint.
Son œuvre imprimé comprend notamment des paysages de Pontoise et d’Éragny, des vues de Rouen, des scènes paysannes, des portraits et des autoportraits. Contrairement aux reproductions réalisées d’après ses peintures, les estampes originales conçues et travaillées par Pissarro constituent une partie à part entière de son œuvre.
Les adjudications relevées montrent une cote très large. Certaines eaux-fortes et lithographies sont vendues quelques centaines d’euros, tandis que les épreuves rares de compositions recherchées peuvent dépasser plusieurs dizaines de milliers d’euros.
| Type d’œuvre | Fourchette basse | Fourchette moyenne | Fourchette haute |
|---|---|---|---|
| Eau-forte | 83 € | 8 636 € | 95 661 € |
| Pointe sèche | 100 € | 13 203 € | 198 480 € |
| Aquatinte | 233 € | 15 744 € | 39 105 € |
| Eau-forte et aquatinte | 90 € | 8 809 € | 28 880 € |
| Lithographie | 100 € | 5 911 € | 23 874 € |
| Lithographie en couleurs | 10 € | 7 519 € | 21 660 € |
| Monotype | 9 372 € | 21 739 € | 65 401 € |
La valeur d’une œuvre particulière peut toutefois varier fortement selon son tirage, son état de conservation, son sujet et sa rareté. Une expertise reste donc nécessaire pour déterminer la valeur précise d’une estampe de Camille Pissarro.
L’eau-forte est la technique la plus représentée parmi les résultats de vente étudiés. Pissarro l’utilise pour ses paysages, ses scènes rurales, ses marchés ainsi que pour plusieurs portraits.
Les adjudications commencent autour d’une centaine d’euros pour certaines épreuves. Un Paysan portant du foin, eau-forte datée de 1900, a par exemple été adjugé 83 €. Une Gardeuse d’oies, datée de 1888, a atteint 200 €.
D’autres compositions atteignent plusieurs milliers d’euros lorsqu’elles correspondent à un tirage recherché ou présentent une qualité d’impression particulière. Une eau-forte représentant Paul Cézanne, datée de 1874, a ainsi été adjugée 17 532 €.
L’Autoportrait de Camille Pissarro occupe une place particulière sur le marché. Une épreuve a atteint 40 307 € en 2022. Une autre a été adjugée 49 000 € en 2026, tandis qu’un exemplaire avait atteint 95 661 € en 1997.
Ces écarts montrent que le titre d’une composition ne suffit pas à déterminer sa valeur. Deux épreuves d’une même gravure peuvent être valorisées très différemment.
Les aquatintes de Camille Pissarro sont particulièrement recherchées lorsqu’elles correspondent aux compositions emblématiques de son œuvre gravé.
Paysage sous-bois à l’Hermitage, Pontoise, réalisé en 1879, constitue un exemple révélateur. Plusieurs épreuves ont été adjugées 15 941 €, 16 155 €, 17 318 € et jusqu’à 39 105 €.
Cette série de résultats permet de constater les écarts possibles pour une même composition. Lors de l’estimation, il faut notamment examiner la qualité de l’impression, l’état de la feuille, le papier utilisé et les éventuelles inscriptions.
Certaines épreuves sur papier Japon peuvent être particulièrement recherchées. Cette caractéristique doit néanmoins être replacée dans le contexte précis du tirage.
Pissarro associe régulièrement l’eau-forte et l’aquatinte afin de travailler les valeurs, les ombres et les variations atmosphériques.
Dans les résultats étudiés, les adjudications s’étendent de 90 € à 28 880 €, avec une moyenne de 8 809 €.
Paysannes dans un champ de haricots, une eau-forte et aquatinte datée de 1891, a été adjugée 14 500 €. Une autre composition, Effet de pluie, datée de 1879, a également atteint 14 500 €.
Les paysages et scènes rurales peuvent ainsi atteindre plusieurs milliers d’euros lorsque l’épreuve présente des caractéristiques recherchées.
Les lithographies de Camille Pissarro présentent elles aussi des écarts de prix importants. Les adjudications étudiées s’échelonnent de 100 € à 23 874 €, avec une moyenne de 5 911 €.
Certaines lithographies sont adjugées quelques centaines d’euros. Le Pont Corneille, rive gauche, lithographie réalisée vers 1896, a ainsi été adjugée 200 €.
D’autres tirages atteignent plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d’euros. La qualité d’impression, l’état de la feuille, la rareté du tirage et le sujet sont alors déterminants.
Il est également essentiel de distinguer une lithographie originale conçue par Camille Pissarro d’une impression réalisée postérieurement d’après l’une de ses peintures. Une image reprenant une œuvre connue de Pissarro n’est pas nécessairement une estampe originale de l’artiste.
Les lithographies en couleurs forment une catégorie distincte. Dans les résultats étudiés, leurs adjudications vont de 10 € à 21 660 €, avec une moyenne de 7 519 €.
Les vues urbaines comptent parmi les sujets ayant obtenu les résultats les plus importants. Rue Saint-Romain, à Rouen, 1re planche, lithographie en couleurs de 1896, a notamment été adjugée 21 660 €.
À l’autre extrémité du marché, certaines œuvres présentées comme des lithographies en couleurs de Pissarro ont été adjugées seulement quelques dizaines d’euros.
Lorsqu’une estampe portant le nom de Pissarro présente une valeur très faible, il est donc particulièrement important de vérifier sa nature exacte : estampe originale, tirage postérieur ou reproduction.
Les pointes sèches de Camille Pissarro présentent l’une des amplitudes de prix les plus importantes parmi les techniques étudiées : de 100 € à 198 480 €, avec une moyenne de 13 203 €.
Certaines petites études ou certains portraits apparaissent à quelques centaines d’euros. Grand’mère dans son fauteuil, représentant la mère de l’artiste, a par exemple été adjugée 100 €.
À l’inverse, les épreuves les plus rares peuvent atteindre des montants considérables. L’Autoportrait de Camille Pissarro, exécuté vers 1890, a atteint 198 480 € pour une épreuve à la pointe sèche.
La moyenne de cette catégorie est donc fortement influencée par les adjudications exceptionnelles. Pour une pointe sèche particulière, l’identification précise du tirage est indispensable.
Le monotype se distingue des autres techniques d’estampe. L’image est obtenue à partir d’une matrice peinte ou encrée qui ne permet généralement de produire qu’une épreuve principale.
Cette rareté se traduit par des niveaux de prix plus élevés dans les résultats étudiés. Les adjudications relevées vont de 9 372 € à 65 401 €, avec une moyenne de 21 739 €.
Le monotype Le Foyer, réalisé vers 1880-1885, a été adjugé 65 401 €. Un Cavalier au bord d’une rivière a atteint 27 487 €.
Un autre monotype, Femme cueillant des choux, daté de 1890, a atteint 31 892 €.
Le sujet, la date, la provenance et l’état de conservation jouent un rôle important dans l’estimation de ces œuvres.
L’Autoportrait de Camille Pissarro, gravé vers 1890, représente un cas particulier dans son œuvre imprimé.
Plusieurs épreuves figurent parmi les adjudications les plus importantes relevées : 40 307 € en 2022, 44 681 € en 2024, 49 000 € en 2026, 74 243 € en 1993, 95 661 € en 1997 et 198 480 € en 2009 pour une pointe sèche.
Ces résultats ne signifient pas que toutes les épreuves de l’Autoportrait possèdent une telle valeur. Ils montrent au contraire à quel point l’état de la planche, le tirage, le papier et la qualité de l’impression peuvent influer sur le prix.
Pour examiner une estampe attribuée à Camille Pissarro, il faut commencer par regarder les inscriptions présentes dans les marges et au dos de la feuille.
La signature constitue un premier élément à observer. Il faut déterminer si elle est manuscrite ou directement imprimée avec l’image. Un numéro, un titre, une annotation ancienne ou un cachet peuvent également fournir des indications utiles.
La technique doit ensuite être identifiée. Une eau-forte ou une pointe sèche imprimée à partir d’une plaque peut présenter une cuvette, c’est-à-dire une légère marque en creux laissée dans le papier par la pression de la plaque.
Le papier apporte également des informations. Il faut observer sa texture, sa couleur, ses dimensions, son vieillissement et la présence éventuelle d’un filigrane.
Enfin, il est essentiel de vérifier si l’œuvre est bien une estampe originale de Camille Pissarro ou une reproduction postérieure réalisée d’après une peinture. Cette distinction peut avoir une incidence majeure sur son estimation.
Toutes les impressions tirées d’une même plaque ne présentent pas exactement les mêmes caractéristiques. Certaines épreuves peuvent offrir davantage de profondeur, des contrastes plus marqués ou des effets d’encrage particuliers.
Il existe également différents états d’une même gravure. Une modification de la plaque entre deux impressions peut suffire à distinguer deux états et à modifier leur rareté.
Les paysages de Pontoise, d’Éragny et de Rouen, les scènes de la vie rurale et les portraits sont caractéristiques de l’œuvre de Camille Pissarro.
Toutes les compositions ne bénéficient cependant pas de la même demande. L’Autoportrait et certaines vues de l’Hermitage à Pontoise figurent parmi les sujets ayant obtenu les adjudications les plus élevées dans les données étudiées.
Le support peut aider à identifier le tirage d’une gravure. Certaines épreuves sont notamment imprimées sur papier Japon.
Il faut examiner la texture du papier, ses dimensions, ses éventuels filigranes ainsi que l’état des marges. Le type de papier ne doit toutefois jamais être considéré isolément pour déterminer une valeur.
Une signature manuscrite peut constituer un élément important, mais elle ne suffit pas à authentifier une œuvre.
Il faut également rechercher les mentions de tirage, numéros, titres, cachets de collection et inscriptions au verso. Ces informations peuvent permettre de rapprocher l’estampe d’exemplaires déjà répertoriés.
Une observation sous lumière naturelle permet de repérer les principaux défauts : rousseurs, traces d’humidité, déchirures, plis, taches, insolations, marges coupées ou restaurations anciennes.
Une feuille conservant ses marges et présentant une impression nette peut être mieux valorisée qu’un exemplaire de la même composition fortement altéré.
Né en 1830 à Saint-Thomas, dans les Antilles danoises, Camille Pissarro s’installe en France au milieu des années 1850 et devient l’une des figures centrales de l’impressionnisme. Il est notamment le seul artiste à avoir participé aux huit expositions impressionnistes organisées entre 1874 et 1886.
La gravure occupe une place expérimentale importante dans son travail. À partir des années 1860, il pratique notamment l’eau-forte, la pointe sèche, l’aquatinte et la lithographie. Ses estampes reprennent plusieurs thèmes caractéristiques de son œuvre : paysages ruraux, travailleurs des champs, marchés, portraits et vues urbaines.
Pissarro diffuse relativement peu ses estampes de son vivant. Cette production constitue aujourd’hui un domaine spécifique de son marché, dans lequel la rareté des tirages et les différents états d’une même composition peuvent fortement influer sur la valeur.
La valeur d’une estampe de Camille Pissarro dépend autant de la composition que de l’épreuve elle-même. Une lithographie ou une eau-forte apparemment modeste peut correspondre à un tirage recherché, tandis qu’une image connue peut provenir d’une édition postérieure ou d’une reproduction dont la valeur est très différente.
Pour connaître la cote de votre œuvre, France Estimations propose une estimation gratuite et confidentielle. Des photographies de la gravure, de sa signature, de ses marges et de son verso permettent d’obtenir un premier avis sur sa nature, sa période et sa valeur sur le marché des enchères.
Les prix varient fortement selon la technique et l’épreuve. Une eau-forte peut être adjugée quelques centaines d’euros, tandis que certaines épreuves rares dépassent plusieurs dizaines de milliers d’euros. Parmi les adjudications étudiées, le résultat le plus élevé atteint 198 480 € pour une pointe sèche de l’Autoportrait.
Non. La présence du nom ou d’une signature Pissarro ne suffit pas. Il faut déterminer si la signature est manuscrite ou imprimée et vérifier s’il s’agit d’une estampe originale, d’un tirage postérieur ou d’une reproduction.
Il faut observer en priorité les marges inférieures de la feuille, puis son verso. Les cachets, annotations, numéros et anciennes étiquettes doivent également être examinés.
La valeur dépend notamment de l’état de la planche, du tirage, de la qualité d’impression, du papier, des marges et de l’état de conservation. Deux exemplaires d’une même composition peuvent donc obtenir des adjudications très différentes.
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