Vous possédez une bouteille de Pétrus et souhaitez connaître sa valeur ? Selon le millésime, le niveau du vin, l’état de l’étiquette, le format et la provenance, son prix peut aller de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros. France Estimations vous propose une estimation gratuite, confidentielle et sans engagement sous 24 heures.
Pétrus est un vin rouge de Pomerol, sur la rive droite du vignoble bordelais. Sa réputation s’est progressivement construite au cours du XXe siècle jusqu’à en faire l’un des vins français les plus connus et les plus recherchés par les collectionneurs.
Le Merlot constitue l’identité essentielle du vin. Le terroir de Pétrus est particulièrement associé aux argiles du plateau de Pomerol, qui contribuent au caractère et au potentiel de vieillissement de ses vins.
La production reste limitée en comparaison avec celle des grands domaines bordelais de plus grande superficie. Cette rareté, associée à une demande internationale élevée, contribue à soutenir la cote des bouteilles.
Pétrus est également à distinguer de Château La Fleur-Pétrus, autre propriété de Pomerol. Les deux domaines ne doivent pas être confondus lors d’une estimation : leurs prix aux enchères sont très différents.
Cette distinction est essentielle, notamment lorsque l’étiquette est ancienne, tachée ou partiellement effacée.
La valeur d’un Pétrus dépend avant tout du millésime, mais les résultats récents montrent qu’une bouteille vendue seule peut aujourd’hui atteindre couramment plus de 1 000 à 3 000 euros.
En septembre 2026, une bouteille de Pétrus 1990 a par exemple été vendue 2 210 euros aux enchères.
Quelques mois auparavant, plusieurs bouteilles avaient également été adjugées individuellement : un Pétrus 1993 a atteint 1 300 euros, un 1997 1 600 euros et un 1998 2 000 euros.
Pour les millésimes plus récents conservés dans leur coffret individuel d’origine, les montants peuvent être encore supérieurs : un Pétrus 2018 a été adjugé 3 472 euros, tout comme un 2020, tandis qu’un 2021 a atteint 2 728 euros.
Les bouteilles anciennes peuvent également conserver une forte valeur. En 2026, un Pétrus 1950 et un Pétrus 1951 ont chacun été vendus 1 600 euros, tandis qu’un Pétrus 1952 a obtenu 1 300 euros.
Ces résultats montrent que l’âge ne détermine pas seul le prix : le millésime et surtout la conservation restent essentiels.
| Type / millésime | Fourchette basse | Fourchette moyenne | Fourchette haute |
|---|---|---|---|
| Pétrus 1973, bouteilles seules vendues en 2025 | 800 euros | 820 euros | 820 euros |
| Pétrus anciens 1950-1952, bouteilles seules vendues en 2026 | 1 300 euros | 1 600 euros | 1 600 euros |
| Pétrus des années 1990, bouteilles seules vendues en 2026 | 1 300 euros | 2 000 euros | 2 210 euros |
| Pétrus 2018-2021 en coffret individuel d’origine | 2 730 euros | 3 470 euros | 3 470 euros |
Le prix de votre bouteille peut être inférieur ou supérieur à ces résultats selon son millésime exact, son état et sa provenance.
Les résultats de ventes publiques permettent d’observer des différences importantes entre les millésimes, mais également entre une bouteille en bon état et une bouteille présentant un niveau bas ou une étiquette dégradée.
Les résultats les plus pertinents sont ceux concernant des bouteilles vendues individuellement.
Le millésime 1973 offre un bon exemple de l’importance de l’état de conservation.
En septembre 2025, plusieurs bouteilles de Pétrus 1973 ont été proposées séparément. Malgré des étiquettes accidentées ou largement manquantes, les adjudications se sont établies entre 800 et 820 euros.
Un magnum du même millésime, avec un niveau indiqué haute épaule, a quant à lui atteint 2 100 euros.
Le format peut donc créer un écart de prix important, mais les résultats d’un magnum ne doivent pas être utilisés pour estimer directement une bouteille de 75 centilitres.
Les anciennes bouteilles de Pétrus conservent une valeur importante lorsqu’elles restent identifiables et commercialisables.
En juin 2026, une bouteille de Pétrus 1950 a été adjugée 1 600 euros. Une bouteille de 1951, indiquée comme reconditionnée, a obtenu le même prix.
Un Pétrus 1952 vendu séparément quelques mois auparavant avait atteint 1 300 euros.
Ces adjudications montrent qu’une très vieille bouteille n’est pas automatiquement la plus chère. Son millésime, son niveau et son état matériel sont déterminants.
Les millésimes de la fin des années 1980 et du début des années 1990 font partie des Pétrus régulièrement présents sur le marché des enchères.
En février 2026, un lot de six bouteilles de Pétrus 1989 a été adjugé 18 600 euros. Les niveaux étaient dans le col, mais les étiquettes étaient décrites comme souillées, tachées et parfois déchirées.
Lors de la même vente, six bouteilles de Pétrus 1990 ont obtenu 17 360 euros, avec des niveaux dans le col.
Ces montants concernent des lots complets et ne doivent pas être divisés pour fabriquer artificiellement un prix par bouteille.
Pour disposer d’un comparable individuel plus fiable, une bouteille de Pétrus 1990 vendue seule a atteint 2 210 euros en septembre 2026.
La bouteille isolée constitue donc un meilleur repère pour un propriétaire possédant un seul Pétrus 1990.
Les adjudications de juin 2026 permettent également de comparer plusieurs millésimes des années 1990 vendus dans le même contexte de marché.
Une bouteille de Pétrus 1993 a obtenu 1 300 euros, tandis qu’un 1997 a atteint 1 600 euros.
Un Pétrus 1998 a été adjugé 2 000 euros.
Cet écart rappelle que l’année de production peut modifier sensiblement la cote, même pour des bouteilles du même domaine et de format comparable.
Les bouteilles récentes peuvent atteindre des valeurs comparables ou supérieures à celles de nombreux vieux millésimes.
En février 2026, un Pétrus 2018 présenté dans son coffret individuel en bois d’origine et encore banderolé a été vendu 3 472 euros.
Un Pétrus 2020 dans les mêmes conditions a également atteint 3 472 euros, tandis qu’un Pétrus 2021 a été adjugé 2 728 euros.
Ces résultats montrent l’intérêt que peuvent avoir le conditionnement d’origine et une conservation très lisible pour les acheteurs.
Le format constitue un marché particulier.
En septembre 2025, un magnum de Pétrus 1973 a atteint 2 100 euros. En juin 2026, un magnum de Pétrus 1980, réhabillé en 2019, s’est vendu 2 300 euros.
Un magnum de Pétrus 1952 a par ailleurs été adjugé 1 850 euros.
Les grands formats étant plus rares, ils peuvent bénéficier d’une prime. Leur valeur reste néanmoins très dépendante du millésime, du niveau et de leur historique.
Les archives de ventes permettent de mesurer l’évolution spectaculaire du marché sur plusieurs décennies, mais les comparaisons doivent toujours être réalisées avec prudence.
En 2002, une bouteille de Pétrus 1998 avait par exemple été adjugée 800 euros. En juin 2026, une bouteille du même millésime a atteint 2 000 euros.
Le Pétrus 1973 fournit un autre repère. Une bouteille avait été vendue 240 euros en décembre 2002. En septembre 2025, plusieurs exemplaires isolés ont atteint 800 à 820 euros.
Pour le millésime 1989, plusieurs bouteilles isolées étaient vendues autour de 1 100 euros en 2002. En février 2026, un ensemble de six bouteilles a atteint 18 600 euros.
Il ne faut cependant pas transformer ces chiffres en indice mécanique de progression. Les bouteilles proposées à vingt ans d’intervalle peuvent présenter des états, des niveaux, des provenances et des conditions de vente différents.
La tendance de long terme témoigne néanmoins de la place prise par Pétrus sur le marché international des grands vins.
Plusieurs éléments peuvent expliquer qu’une bouteille atteigne 800 euros, 2 000 euros ou plus de 3 000 euros.
Le millésime reste central, mais il doit toujours être étudié conjointement avec la conservation et la provenance.
Chaque année possède sa propre cote.
Un grand millésime recherché par les collectionneurs bénéficie généralement d’une demande plus soutenue qu’une année considérée comme moins prestigieuse.
Les adjudications 2026 illustrent cette différence : dans les ventes de bouteilles isolées des années 1990, le Pétrus 1993 a atteint 1 300 euros, le 1997 1 600 euros, le 1998 2 000 euros et le 1990 2 210 euros.
Il est donc indispensable de lire précisément l’année figurant sur l’étiquette.
Sur un vieux Bordeaux, le niveau du liquide constitue l’un des principaux indicateurs de conservation.
Les descriptions de ventes aux enchères précisent fréquemment si le niveau se trouve dans le col, à la base du col, haute épaule, mi-épaule ou plus bas.
Plus le niveau descend avec l’âge, plus les acheteurs peuvent s’interroger sur l’étanchéité du bouchon et les conditions de stockage.
Le niveau doit donc être clairement photographié lors d’une demande d’estimation.
Une étiquette abîmée n’empêche pas systématiquement une vente.
Les Pétrus 1973 adjugés entre 800 et 820 euros en 2025 présentaient par exemple des étiquettes accidentées ou largement manquantes.
L’état de l’étiquette reste néanmoins important pour l’identification, la présentation et l’authentification de la bouteille.
Une bouteille portant une belle étiquette lisible est généralement plus facile à présenter sur le marché qu’un exemplaire dont les mentions principales ont disparu.
La capsule doit être examinée pour rechercher des traces de corrosion, de coulure, d’ouverture ou de manipulation.
La position du bouchon est également importante. Les descriptions aux enchères signalent régulièrement un bouchon légèrement enfoncé, bas ou présentant un dépôt.
Ces indices doivent être interprétés avec le niveau du vin et l’état général de la bouteille.
Ils peuvent aider à déterminer si un examen approfondi est nécessaire.
Une bouteille conservée dans une même cave depuis son achat présente généralement une provenance plus facile à documenter.
Les factures anciennes, les caisses bois, les documents de livraison ou l’historique familial peuvent contribuer à rassurer les acheteurs.
Les conditions de stockage comptent également : température stable, obscurité et absence de variations importantes sont recherchées.
Pour une bouteille valant plusieurs milliers d’euros, une provenance claire constitue un véritable argument lors d’une vente aux enchères.
Le format de la bouteille influence la cote.
Une bouteille classique de 75 centilitres ne doit pas être comparée directement à un magnum ou à un format encore supérieur.
Un Pétrus 1973 en bouteille s’est par exemple vendu autour de 800 à 820 euros en 2025, alors qu’un magnum du même millésime a atteint 2 100 euros.
L’expert doit donc toujours tenir compte de la contenance exacte.
Pour certains millésimes récents, la présence du conditionnement d’origine peut renforcer l’intérêt du lot.
Les Pétrus 2018 et 2020 vendus 3 472 euros en février 2026 étaient ainsi présentés dans leur coffret individuel en bois d’origine et encore banderolés.
Le coffret ne détermine pas seul le prix, mais il contribue à documenter l’état et le parcours de la bouteille.
Reconnaître un Pétrus demande d’examiner plusieurs éléments simultanément. Une étiquette ressemblante ne suffit pas, surtout pour les vieux millésimes recherchés.
La première vérification porte sur le nom PETRUS, l’appellation Pomerol et le millésime. Il faut ensuite examiner l’impression de l’étiquette, son vieillissement, les mentions visibles et leur cohérence avec l’âge annoncé.
L’étiquette traditionnelle est notamment reconnaissable à sa présentation rouge et à son iconographie associée à saint Pierre.
Il est important de comparer une bouteille ancienne à des références du même millésime, car la présentation a évolué au fil des décennies.
La capsule, le bouchon, le niveau et le verre doivent également être observés. Certains anciens flacons portent des marques de verriers, mais une inscription au fond d’une bouteille ne constitue jamais, à elle seule, une preuve d’authenticité.
Pour les bouteilles anciennes, la provenance est souvent aussi importante que les critères visuels.
Une bouteille possédant une étiquette très abîmée peut d’ailleurs encore être identifiée grâce au bouchon ou à d’autres éléments. En janvier 2026, deux Pétrus 1970 dont les étiquettes étaient manquantes ont été vendus 2 150 euros le lot ; le millésime demeurait notamment lisible sur les bouchons.
En cas de doute, l’authentification doit donc porter sur l’ensemble du flacon.
Des photographies précises permettent à l’expert d’étudier rapidement les principaux critères de valeur.
Envoyez idéalement :
Indiquez également le millésime, le nombre de bouteilles et, si vous le connaissez, leur historique de conservation.
Ces éléments permettent d’établir un premier avis beaucoup plus précis.
Forte de son expérience du marché de l’art, notre équipe de spécialistes réalise une estimation gratuite de votre vin Pétrus. Cette estimation prend en compte les résultats obtenus récemment en salle des ventes pour des objets similaires.
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La valeur varie fortement selon le millésime et l’état. Les adjudications récentes montrent des bouteilles seules vendues autour de 800 euros pour certains Pétrus 1973, contre environ 2 000 à 2 210 euros pour des Pétrus 1998 et 1990, et plus de 3 400 euros pour certains millésimes récents en coffret d’origine.
Les grands millésimes historiques et les années bénéficiant d’une forte réputation auprès des collectionneurs sont généralement les plus demandés.
Cependant, le millésime ne suffit pas : un grand Pétrus avec un niveau faible ou une provenance incertaine peut se vendre moins cher qu’une bouteille parfaitement conservée d’un autre millésime.
Oui, plusieurs Pétrus 1973 dont les étiquettes étaient largement manquantes ou accidentées ont encore obtenu 800 à 820 euros aux enchères en 2025.
L’étiquette n’est donc qu’un des critères pris en compte avec le niveau, la capsule, le bouchon, le millésime et la provenance.
Il s’agit de deux propriétés distinctes de Pomerol. Le nom peut prêter à confusion, mais Château La Fleur-Pétrus n’est pas Pétrus et les deux vins présentent des niveaux de prix très différents aux enchères.