Vous possédez un paysage d’Émile Bernard et souhaitez connaître sa valeur ? La cote varie fortement selon la période.
Les paysages liés à Pont-Aven et aux recherches synthétistes de la fin des années 1880 figurent parmi les œuvres les plus recherchées. À l’inverse, certains paysages des années 1920 à 1940 se vendent pour quelques milliers d’euros.
Pour estimer un tableau, regardez d’abord sa date et le lieu représenté. Observez ensuite la technique, les dimensions et la signature. Enfin, recherchez les étiquettes anciennes, inscriptions et documents de provenance.
France Estimations vous permet de transmettre gratuitement des photographies de votre paysage d’Émile Bernard afin d’obtenir une première estimation confidentielle et sans engagement.
Émile Bernard naît à Lille en 1868. Très jeune, il fréquente l’atelier de Fernand Cormon. Il y rencontre notamment Louis Anquetin et Henri de Toulouse-Lautrec.
Après son départ de l’atelier, il voyage en Normandie puis en Bretagne. Ses séjours à Pont-Aven jouent un rôle majeur dans son évolution artistique.
En 1887, Bernard développe avec Louis Anquetin le cloisonnisme. Ils simplifient les formes et utilisent des aplats de couleurs entourés de contours marqués.
Puis, à Pont-Aven, ses échanges avec Paul Gauguin participent en 1888 à l’éclosion du synthétisme. Bernard réduit la profondeur et simplifie fortement ses compositions.
La Bretagne devient alors l’un de ses principaux terrains d’expérimentation. Paysages, paysannes et scènes rurales lui permettent de développer ce nouveau langage.
Les œuvres de la fin des années 1880 et du début des années 1890 constituent aujourd’hui la partie la plus recherchée de son œuvre.
Bernard voyage ensuite, notamment en Égypte. Après son retour en France, son style évolue progressivement vers une peinture plus classique. Le marché distingue donc nettement les œuvres de jeunesse des paysages plus tardifs.
Il n’existe pas une cote unique pour les paysages d’Émile Bernard.
La période constitue le premier critère. Un paysage lié aux recherches de Pont-Aven de la fin des années 1880 ne se compare pas à une vue peinte dans les années 1920 ou 1930.
Ainsi, certains paysages tardifs se vendent autour de 1 000 à 4 000 €. D’autres dépassent ce niveau lorsque leur provenance ou leur documentation renforcent leur intérêt.
Les grandes œuvres de la période synthétiste peuvent, en revanche, atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.
Ces écarts s’expliquent par la date, le lieu représenté, le style, le support, la provenance et la présence éventuelle de l’œuvre dans un catalogue raisonné.
Pour le marché d’Émile Bernard, la fin des années 1880 occupe une place particulière.
À cette époque, le peintre travaille en Bretagne et développe ses recherches sur le cloisonnisme puis le synthétisme.
Les paysages deviennent plus construits. Les couleurs s’organisent en aplats et les formes perdent une partie de leur modelé traditionnel.
Les œuvres bretonnes de cette période figurent aujourd’hui parmi les plus recherchées.
Une huile sur toile de 1888, Les cueilleuses de pommes à Pont-Aven, a atteint 331 649 € frais compris en 2013.
De même, Les faneuses dans un pré, daté de 1887, a atteint 289 500 € frais compris en 2017.
Ces adjudications montrent l’écart entre les œuvres synthétistes et les paysages tardifs.
Après ses années les plus expérimentales, Bernard poursuit la peinture de paysage. Son langage évolue toutefois vers une peinture plus traditionnelle.
Le Château de Tanlay, peint vers 1907, a atteint 7 944 € en décembre 2025.
Il s’agit d’une huile sur toile de 70 × 86 cm. Bernard l’a signée et située. De plus, la provenance remontait à sa petite-fille et un certificat accompagnait l’œuvre.
Cette documentation contribue à expliquer son niveau de prix.
Les paysages tardifs apparaissent plus régulièrement sur le marché à des niveaux accessibles.
En 2024, Sous-bois à Montmorency, une grande huile sur toile de 90 × 95 cm, a atteint 700 €. Émile Bernard l’avait signée et datée 1920.
En 2022, Paysage de Semur, peint en 1929, a obtenu 1 050 €.
Cette huile sur carton de 51,5 × 77 cm porte la signature, le lieu et la date. Elle présentait toutefois un petit manque au centre.
Une Vue depuis la cour de l’hôtel Charron, également datée 1929, a atteint 1 800 € en 2024.
Le tableau était signé et précisément localisé au 15 quai de Bourbon, à Paris. Il provenait de la collection R. Maillard.
Ces résultats illustrent bien le marché des paysages tardifs de Bernard.
Certaines œuvres représentent des lieux très précisément identifiés.
Une Vue de Tonnerre, huile sur toile de 68 × 118 cm, a atteint 4 100 € en janvier 2022.
La notice ne donne pas de date d’exécution. Le tableau était rentoilé. En revanche, il disposait d’un certificat de Jean-Jacques Luthi, auteur du catalogue raisonné d’Émile Bernard.
Le Château de Tanlay, adjugé 7 944 €, appartient également à cet ensemble de paysages bourguignons.
Un sujet architectural bien identifié peut donc susciter davantage d’intérêt lorsqu’il s’accompagne d’une provenance solide.
La simple présence d’un sujet breton ne suffit pas à placer une œuvre au niveau des tableaux de Pont-Aven des années 1880.
Par exemple, Les Lavandières de Pont-Aven, peintes vers 1940, ont atteint 3 600 € en 2022.
L’huile sur toile mesurait 98 × 85 cm et ne portait pas de signature. Toutefois, le catalogue raisonné reproduit l’œuvre sous le numéro 1840.
Ce résultat montre l’importance de la date.
Deux tableaux représentant Pont-Aven peuvent présenter des valeurs très différentes selon qu’ils datent de 1888 ou de 1940.
Les voyages d’Émile Bernard ont également donné naissance à plusieurs paysages.
Une huile sur toile intitulée Le Bosphore, datée vers 1893, a atteint 4 020 € en décembre 2025.
L’œuvre porte le cachet de la signature. Elle figure aussi dans le catalogue raisonné de Jean-Jacques Luthi.
Sa provenance remonte à une vente Sotheby’s de 1973.
Cependant, son format très étroit de 48 × 16 cm et son sujet la distinguent des paysages bretons de la période synthétiste.
La date représente le critère le plus important.
Les œuvres de la fin des années 1880 et du début des années 1890 correspondent aux recherches les plus novatrices de Bernard.
Elles sont liées à Pont-Aven, au cloisonnisme et au synthétisme.
Le marché les valorise donc nettement davantage.
À l’inverse, les paysages des années 1920 à 1940 se vendent souvent à des niveaux plus modérés.
Regardez donc immédiatement si une date figure près de la signature, au revers de la toile ou sur le châssis.
Ensuite, cherchez à identifier le paysage.
La Bretagne et Pont-Aven occupent une place particulière dans l’œuvre de Bernard. Toutefois, la date reste essentielle.
Une vue bretonne de 1888 appartient au cœur de la période synthétiste. Une vue de Pont-Aven peinte vers 1940 relève d’un autre moment de sa carrière.
Les paysages de Bourgogne, de Paris ou de voyage possèdent également leur marché.
Observez la construction du tableau.
Dans les œuvres synthétistes, Bernard simplifie fortement les formes. Il utilise de grands aplats de couleur et des contours affirmés.
La profondeur devient moins importante. La composition gagne alors en puissance graphique.
Les œuvres plus tardives adoptent généralement une peinture plus traditionnelle.
Le style peut donc aider à situer une œuvre avant même de lire sa date.
L’huile sur toile reste fréquente parmi les paysages importants.
Cependant, Bernard peint aussi sur panneau ou sur carton.
Le Paysage de Semur de 1929 est ainsi une huile sur carton. Il a atteint 1 050 €.
Le support doit toujours être étudié avec la période.
Un carton ancien de la période synthétiste peut présenter davantage d’intérêt qu’une grande toile tardive.
La documentation peut fortement renforcer la valeur d’un tableau.
Le Château de Tanlay possédait une provenance liée à la petite-fille de l’artiste et un certificat.
La Vue de Tonnerre disposait d’un certificat de Jean-Jacques Luthi.
Enfin, Les Lavandières de Pont-Aven ne portaient aucune signature. Pourtant, leur reproduction dans le catalogue raisonné permettait de documenter l’œuvre.
Une signature ne constitue donc jamais le seul élément à examiner.
Enfin, observez l’état du tableau.
Cherchez les craquelures, déchirures, manques ou restaurations. Examinez également le revers.
Un rentoilage ancien n’empêche pas nécessairement une vente.
La Vue de Tonnerre était ainsi rentoilée et a atteint 4 100 €.
En revanche, des interventions importantes peuvent peser sur le prix final.
Commencez par regarder la signature.
Émile Bernard signe certaines œuvres de son nom complet. Cependant, toutes ses peintures ne sont pas signées.
Regardez ensuite le revers. Une date, un titre ou un lieu peuvent apparaître sur la toile, le carton ou le châssis.
Les anciennes étiquettes sont également importantes. Elles peuvent révéler une galerie, une exposition ou une vente antérieure.
Puis, observez le style.
Si le tableau semble dater de la période de Pont-Aven, cherchez des aplats colorés, des contours affirmés et une perspective simplifiée.
Enfin, vérifiez si l’œuvre figure dans un catalogue raisonné ou possède un certificat ancien.
Attention aux œuvres seulement « attribuées à Émile Bernard ». Elles ne doivent pas être évaluées comme des peintures reconnues de l’artiste.
Dans les résultats transmis, plusieurs lots étaient seulement attribués à Bernard. Ils ont donc été exclus de notre analyse.
Prenez d’abord une photographie nette de l’ensemble du tableau.
Ajoutez ensuite un gros plan de la signature et de toute date visible.
Photographiez aussi le revers complet. Il faut voir la toile ou le panneau, le châssis, les étiquettes et les inscriptions.
Envoyez également les dimensions exactes sans le cadre.
Enfin, photographiez les éventuels certificats, factures ou catalogues anciens.
Ces documents peuvent aider à retrouver l’historique de l’œuvre.
Ils sont particulièrement importants pour Émile Bernard. Ils peuvent permettre de distinguer un paysage tardif à quelques milliers d’euros d’une œuvre ancienne liée à Pont-Aven.
La cote des paysages d’Émile Bernard dépend avant tout de leur période.
Les paysages des années 1880 et du début des années 1890 peuvent atteindre des prix très élevés.
Les œuvres tardives présentent un marché plus accessible.
Le sujet, la technique, la provenance et la présence dans un catalogue raisonné permettent ensuite d’affiner la valeur.
Vous pouvez transmettre gratuitement à France Estimations les photographies de votre tableau afin d’obtenir une première estimation confidentielle et sans engagement.
Certains paysages tardifs se vendent autour de quelques milliers d’euros.
Dans les résultats étudiés, des œuvres ont notamment atteint 700 €, 1 050 €, 1 800 €, 3 600 €, 4 100 € ou 7 944 € selon leur période et leur documentation.
Les grandes œuvres de la période synthétiste peuvent toutefois atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.
Les paysages bretons de la fin des années 1880 figurent parmi les plus recherchés.
Ils correspondent aux années de Pont-Aven et au développement du cloisonnisme puis du synthétisme.
Non.
La date reste essentielle.
Les Lavandières de Pont-Aven, peintes vers 1940, ont atteint 3 600 €. Une œuvre bretonne de 1888 appartient à un marché très différent.
Oui.
L’absence de signature n’exclut pas l’authenticité.
Une inscription dans un catalogue raisonné, une provenance ancienne ou d’autres documents peuvent permettre d’identifier l’œuvre.
Envoyez des photographies du tableau, de la signature et du revers.
Ajoutez les dimensions ainsi que les éventuels certificats ou documents de provenance.
Ces éléments permettent d’étudier la période, le sujet et l’historique de l’œuvre.
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