Vous possédez une sculpture féminine d’Henri Laurens et souhaitez connaître son prix ou sa valeur ? Le marché de ses bronzes présente des écarts très importants selon le modèle, la période, le tirage, le fondeur, la provenance et la qualité de l’épreuve.
Certaines petites figures féminines peuvent se vendre autour de 20 000 à 30 000 €, tandis que les bronzes cubistes anciens ou les modèles emblématiques des années 1930 dépassent régulièrement 80 000 €, 150 000 € ou même 200 000 €. Les sculptures féminines les plus recherchées atteignent plusieurs centaines de milliers d’euros.
Henri Laurens (1885-1954) compte parmi les principaux représentants de la sculpture cubiste française. D’abord tailleur de pierre, il développe à partir des années 1910 un langage plastique lié au cubisme et se rapproche notamment de Georges Braque et du cercle de l’avant-garde parisienne. Le Centre Pompidou le présente comme l’un des principaux sculpteurs cubistes dès les années 1910.
À partir de la fin des années 1920, son œuvre évolue progressivement vers des formes plus synthétiques et plus souples. La figure féminine prend alors une place centrale, à travers des femmes assises, couchées, accroupies ou debout. Les volumes deviennent progressivement plus courbes et organiques, tout en conservant une construction très structurée.
La valeur d’une sculpture féminine d’Henri Laurens dépend fortement de la date du modèle, du tirage, des dimensions, du fondeur, de la provenance et de la documentation.
Une Jeune fille conçue en 1950, bronze à patine brune de 38 cm, numéroté 6/6, a été adjugée 20 000 €.
La Petite Nuit ou Le Repos, bronze de 10,5 cm de haut, a atteint 22 500 € pour une épreuve 6/6.
Les modèles plus anciens peuvent atteindre des prix beaucoup plus élevés. Une Femme couchée conçue en 1921, bronze à patine noire numéroté 3/6, a été adjugée 84 651 €.
Les figures féminines importantes des années 1930 se situent encore plus haut. L’Espagnole a atteint 158 000 €, Femme à l’Oiseau 226 250 € et une Petite femme assise 287 000 €.
| Type de sculpture féminine en bronze | Fourchette basse | Fourchette moyenne | Fourchette haute |
|---|---|---|---|
| Bronzes féminins de 1940-1950, petits et moyens formats | 20 000 € | 22 500 € | 29 000 € |
| Bronzes féminins des années 1920-1930 | 84 651 € | 158 000 € | 287 000 € |
La première ligne repose sur 3 œuvres cohérentes par leur période et leur format : La Jeune fille à 20 000 €, La Petite Nuit ou Le Repos à 22 500 € et Métamorphose à 29 000 €.
Pour les bronzes féminins plus anciens, les écarts sont nettement plus importants : Femme couchée a atteint 84 651 €, L’Espagnole 158 000 € et Petite femme assise 287 000 €.
Ces fourchettes doivent rester indicatives : chaque fonte doit être étudiée individuellement.
Les petits bronzes d’Henri Laurens ne constituent pas nécessairement une entrée de gamme.
La Petite Nuit ou Le Repos, conçue en 1949, représente une figure féminine allongée. Une épreuve à patine noire, numérotée 6/6 et mesurant 10,5 × 24 × 19 cm, a été adjugée 22 500 €.
Une autre épreuve du même modèle, numérotée 1/6, a atteint 46 000 €.
Ces résultats montrent que la valeur dépend davantage du modèle, du tirage et de la qualité de l’épreuve que des seules dimensions.
Les sculptures des années 1920 et du début des années 1930 peuvent atteindre des niveaux particulièrement élevés.
Une Femme couchée de 1921, bronze à patine noire numéroté 3/6, a atteint 84 651 € malgré des dimensions réduites de 11 × 22,5 cm. L’œuvre bénéficiait également d’une provenance ancienne et d’une documentation précise.
Une Femme couchée à la draperie, bronze cubiste à patine brun foncé mesurant 14,5 × 34 × 8,5 cm, a atteint 168 350 €.
Ces œuvres illustrent la recherche autour des figures cubistes anciennes, dans lesquelles le corps humain reste construit à partir de volumes géométrisés.
Au cours des années 1930, la sculpture de Laurens s’éloigne progressivement de la stricte géométrie cubiste pour développer des formes plus souples et organiques.
L’Espagnole, conçue en 1939, est un bronze à patine brune de 41 cm. Une épreuve d’artiste numérotée a atteint 158 000 €.
Femme à l’Oiseau, conçue en 1932, mesure 39 cm de haut. Le bronze est signé, numéroté 3/6 et porte un cachet de fonte à la cire perdue. Il a atteint 226 250 €.
Une Petite femme assise conçue en 1932, bronze à patine brune de 34,5 cm, a été adjugée 287 000 €.
Ces résultats placent certaines figures féminines des années 1930 parmi les sculptures les plus recherchées de Laurens.
Dans les années 1940 et 1950, Henri Laurens développe une sculpture aux volumes plus amples et plus continus.
La Jeune fille, conçue en 1950, est un bronze à patine brune de 38 cm, numéroté 6/6. Cette épreuve a atteint 20 000 €.
Le résultat est nettement inférieur à ceux obtenus par certaines figures des années 1930. Cela montre que la période seule ne suffit pas à déterminer la valeur : la réputation du modèle, le tirage, la provenance et la qualité de l’épreuve restent déterminants.
La Petite Nuit, conçue en 1949, offre un autre bon exemple. Une épreuve a atteint 22 500 €, tandis qu’un autre exemplaire du même modèle a obtenu 46 000 €.
Henri Laurens réalise également plusieurs figures féminines en terre cuite. Elles doivent être distinguées des bronzes, mais leur marché permet de mesurer l’influence du matériau sur la valeur.
Une Figure à la draperie, debout de 1929, terre cuite numérotée 2/6 de 19 cm, a atteint 17 500 €.
Une Femme debout au miroir en terre cuite rouge a été adjugée 33 800 €, tandis qu’un autre exemplaire du même modèle a atteint 36 335 €.
Une Femme accroupie de 1928, tirée à 6 exemplaires, a atteint 54 149 €.
Enfin, La Petite femme assise en terre cuite chamottée a été adjugée 61 300 €, contre 287 000 € pour une version en bronze du même modèle.
Cette comparaison montre combien le matériau et la fonte peuvent influencer la valeur.
Le modèle constitue un premier critère. Certaines compositions emblématiques, comme Femme à l’Oiseau ou Petite femme assise, bénéficient d’une demande supérieure.
La période de conception est également importante. Les sculptures cubistes des années 1920 et certaines figures féminines des années 1930 figurent parmi les œuvres les plus recherchées.
Le tirage doit ensuite être examiné avec précision. De nombreux bronzes existent en seulement 6 exemplaires, parfois complétés par des épreuves d’artiste.
Le fondeur et les cachets de fonte jouent également un rôle essentiel. Plusieurs fontes authentifiées portent notamment les marques Valsuani, Rudier ou Godard, selon le modèle concerné. La Jeune fille porte par exemple le cachet « Valsuani, Cire perdue », tandis que L’Espagnole porte celui d’E. Godard.
Enfin, la provenance, les expositions, la bibliographie et la documentation d’authenticité peuvent fortement influencer le prix.
Recherchez d’abord le monogramme HL, souvent inscrit ou gravé sur la sculpture.
Examinez ensuite la numérotation : plusieurs bronzes portent des mentions telles que 1/6, 3/6 ou 6/6, ainsi que parfois la mention EA pour épreuve d’artiste.
Le cachet du fondeur doit également être relevé précisément. Les marques peuvent varier selon le modèle.
La présence d’une signature et d’un numéro ne suffit cependant pas à garantir l’authenticité. La technique de fonte, la patine, les dimensions, la provenance et la conformité avec les exemplaires connus doivent être étudiées ensemble.
Photographiez la sculpture sous plusieurs angles : face, dos et profils.
Ajoutez des photographies précises du monogramme, du numéro d’édition et du cachet du fondeur.
Photographiez également le dessous de la base et les éventuelles étiquettes anciennes.
Enfin, indiquez les dimensions exactes — hauteur, largeur et profondeur — et joignez toute facture, certificat ou document de provenance en votre possession.
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Envoyez plusieurs photographies de l’œuvre, du monogramme, de la numérotation et des cachets de fondeur. Précisez également ses dimensions, son matériau et toute information connue sur sa provenance.
Vous recevez une première réponse sous 24 heures.
Les résultats varient fortement. Certains bronzes féminins des années 1940-1950 ont été adjugés autour de 20 000 à 30 000 €, tandis que des modèles plus anciens ou plus recherchés dépassent 80 000 €, 150 000 € ou 200 000 €. Certaines figures majeures ont atteint 226 250 € et 287 000 €.
Non. Une Femme couchée de seulement 11 cm de haut a atteint 84 651 €, ce qui montre que le modèle, la période, le tirage et la provenance peuvent compter davantage que les dimensions.
Oui. Plusieurs terres cuites féminines ont dépassé 30 000 à 60 000 €. Elles doivent toutefois être évaluées séparément des fontes en bronze.
EA signifie « épreuve d’artiste ». Il s’agit d’un exemplaire réalisé en dehors du tirage numéroté principal. Sa valeur dépend du modèle, du fondeur, de la documentation, du tirage et de la provenance.
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